Avis cuisine SoCoo’c : comment mon projet cuisine a failli s’effondrer

ideko

SoCoo’c est-il vraiment un cuisiniste sur mesure pour un projet de rénovation ?

Cet article relate mon expérience personnelle avec un magasin SoCoo’c et le ressenti que j’en ai gardé. Il ne prétend pas décrire le fonctionnement de l’ensemble des magasins de l’enseigne ni la qualité de leurs cuisines.

J’étais persuadée que ma cuisine serait signée chez SoCoo’c

Je lance mon projet de rénovation avec SoCoo’c

Lorsque nous avons acheté notre maison centenaire, je savais déjà quelle serait la première pièce à renaître.
La cuisine.

Pas parce que c’est la plus chère.
Pas parce que c’est celle qui impressionne les invités.
Mais parce que, chez nous, c’est le cœur de la maison.

Nous n’avons pas de salle à manger. Toute notre vie de famille allait donc se construire ici : les repas du quotidien, les devoirs des enfants, les copains qui passent boire un verre — ou deux — et les discussions qui s’éternisent le soir.

Je ne cherchais pas simplement à acheter des meubles.
Je voulais créer une cuisine fermée conviviale dans laquelle on aurait envie de vivre.

Une cuisine fermée version slow home

Sur le papier, une pièce de 20 m² peut sembler confortable.
Dans la réalité, son aménagement était un véritable casse-tête.

Il fallait composer avec les fenêtres, une baie vitrée, plusieurs portes, les arrivées et évacuations d’eau, l’électricité et toutes les contraintes techniques d’une maison ancienne.

Et malgré tout cela, je tenais à intégrer un immense îlot capable d’accueillir au moins 8 personnes assises.

Autrement dit, je n’avais pas seulement besoin d’un vendeur de cuisines.
J’avais besoin d’un partenaire capable de réfléchir avec moi.

Avant notre déménagement, j’avais commencé à imaginer cette pièce avec une amie qui travaillait chez Mobalpa. Nous avions déjà exploré plusieurs pistes et je connaissais donc assez bien le niveau d’accompagnement que je recherchais.

Une fois installée dans ma nouvelle ville, j’ai naturellement poussé la porte de SoCoo’c.

Quelques semaines auparavant, j’avais également essayé de concevoir une cuisine chez Leroy Merlin. J’y avais surtout regretté le manque de personnalisation et d’accompagnement correspondant à mes attentes.

Je cherchais donc exactement l’inverse : une vraie réflexion autour de notre manière de vivre.

Et je dois reconnaître une chose.
Dès les premières minutes chez SoCoo’c, j’ai eu le sentiment d’être accompagnée.
Avec le recul, mon expérience ressemble à un véritable ascenseur émotionnel.

Un énorme coup de cœur au départ.
Une profonde déception à l’arrivée.

Et voici pourquoi.

Avis cuisine SoCoo’c : des premiers rendez-vous qui donnaient envie de signer

Je vais commencer par ce qui m’a plu.
Parce que oui, au départ, j’étais conquise.

Le premier rendez-vous n’avait rien à voir avec ce que j’avais pu vivre ailleurs. Le concepteur ne semblait pas chercher immédiatement à me vendre une cuisine.

Il voulait d’abord comprendre comment nous allions vivre dedans.
Il posait les bonnes questions :

Comment cuisinez-vous ?
Recevez-vous souvent ?
Les enfants mangent-ils avec vous ?
Travaillez-vous parfois dans la cuisine ?
Comment circule-t-on dans la pièce ?
Quelles sont les contraintes de la maison ?

À chaque réponse, je sentais que mon projet prenait forme.
Pas une cuisine catalogue.
Ma cuisine.

Au fil des rendez-vous, il m’a présenté 4 implantations réellement différentes. Pas 4 petites variantes d’un même plan : 4 réflexions distinctes autour de notre pièce.

Certaines idées étaient tellement pertinentes que je me suis demandé pourquoi je n’y avais jamais pensé moi-même.

Je me suis sentie comprise.

Écoutée.
Accompagnée.

Le projet avançait vite.
Très vite…

J’avais enfin trouvé quelqu’un capable de transformer les contraintes de ma maison en solutions.

À ce moment-là, mon niveau de confiance était proche de 8 sur 10. J’étais sincèrement persuadée que notre cuisine serait signée chez SoCoo’c.

Avec le recul, je pense même que si rien n’était venu perturber notre projet, c’est probablement ce qui se serait passé.

Mais un détail avait déjà commencé à me déranger.
Ou plutôt… un détail que je n’avais pas encore pris au sérieux.

À la fin de chaque rendez-vous, la nécessité de décider rapidement revenait dans la conversation.

D’après mes souvenirs, les demandes ressemblaient à ceci :
« On se laisse trois jours maximum ? »
« Vous me donnez votre réponse cette semaine ? »
« On peut valider rapidement ? »

Sur le moment, je me suis dit que c’était simplement une méthode commerciale classique.
Aujourd’hui, je sais surtout que ce rythme ne correspondait pas à la réalité de notre rénovation.

Parce que, dans une maison ancienne, un projet est rarement figé.
Et parfois…
La tuile tombe au sens propre.

Quelques jours plus tard, une tempête endommageait notre toiture.
Notre budget a dû être revu.
Notre projet cuisine aussi.

C’est précisément à ce moment-là que mon expérience avec SoCoo’c a commencé à changer.

Un troisième rendez-vous pour tenter de sauver mon projet cuisine

Quelques semaines après la tempête, je suis revenue chez SoCoo’c.
Entre-temps, notre toiture devait être réparée. Environ 2 000 euros de notre enveloppe travaux venaient de s’envoler.

Et mon budget cuisine avec eux.

Je ne suis pas arrivée en exigeant d’obtenir une cuisine à 10 000 euros pour seulement 8 000.
Je suis arrivée avec une autre idée : si chacun acceptait de faire un pas, nous réussirions peut-être à conserver l’esprit général du projet.

De mon côté, j’étais prête à faire des concessions.
Je pensais que nous allions rechercher ensemble une nouvelle combinaison.

Pendant près d’une heure et demie, nous avons donc repris le devis ligne par ligne :

les aménagements intérieurs,
les dimensions des meubles,
les finitions,
le plan de travail,
l’éclairage…

J’ai supprimé les éclairages intégrés qui m’avaient pourtant séduite dès le départ.
J’ai réduit la surface de plan de travail et de faïence.
J’ai revu la taille de l’îlot central.
J’ai accepté de diminuer le nombre de tiroirs.
J’ai renoncé à plusieurs finitions en me disant que nous pourrions toujours les réaliser nous-mêmes plus tard.
J’ai même supprimé un meuble haut entier pour obtenir une baisse plus significative.

À chaque concession, je me répétais :
« Ce n’est pas grave. Si cela permet de conserver le projet, cela en vaut la peine. »

Je n’avais pas le sentiment de brader ma cuisine.
J’avais le sentiment de l’adapter.

À la fin du rendez-vous, le concepteur m’a demandé combien je pensais avoir économisé.
Par prudence, j’ai répondu :
« Je ne sais pas… peut-être 1 300 euros ? »

Dans ma tête, j’imaginais plutôt que nous approchions des 2 000 euros. J’avais retiré tellement de choses que je ne voyais pas comment le résultat pouvait être très éloigné de cette somme.

Puis il m’a montré le nouveau montant en braquant sa calculatrice sur nous.
La différence était d’environ 600 euros.

Je suis restée sans voix.
Une heure et demie à retirer, réduire et simplifier la cuisine dont je rêvais…
Pour économiser seulement 600 euros ?

À mes yeux, cela correspondait à peine au meuble et aux différents aménagements que je venais de supprimer.

C’est à cet instant précis que quelque chose s’est cassé.
Je voyais mon projet s’appauvrir.

Mais le devis, lui, ne diminuait presque pas.
Et surtout…
J’avais le sentiment d’être la seule à faire des efforts pour sauver le projet.

Les trois propositions qui m’ont fait perdre confiance

Comme cette baisse de 600 euros ne permettait pas de revenir à notre nouvelle enveloppe, d’autres possibilités ont été évoquées.

À ce stade du rendez-vous, j’ai commencé à ressentir un profond décalage.

Les propositions réduisaient bien le montant à payer immédiatement, mais elles me semblaient surtout reporter certaines dépenses, certains achats ou certaines responsabilités de notre côté.

Première proposition : supprimer les tiroirs

La première idée consistait à remplacer plusieurs coulissants par de simples étagères.
Nous pourrions ensuite acheter les tiroirs plus tard, lorsque notre budget nous le permettrait.
« Je propose souvent cette solution à mes clients »

Présentée ainsi, la solution pouvait sembler logique.
Jusqu’à ce que je pose une question très simple :
« Au final, si j’achète les tiroirs aujourd’hui ou si je les ajoute dans quelques mois, combien cela me coûtera-t-il dans chaque cas ? »

Le concepteur a fait les 2 calculs.
Il est alors apparu que les acheter séparément plus tard nous coûterait plusieurs centaines d’euros supplémentaires.

L’économie immédiate aurait donc augmenté le coût total de la cuisine.
Je me souviens du malaise que j’ai ressenti.
Je venais simplement de poser une question.

Et, tout à coup, cette proposition me semblait beaucoup moins intéressante.

À ce moment-là, j’ai eu le sentiment que l’objectif était surtout de trouver une configuration qui nous permette de signer rapidement, plutôt que de repenser entièrement la cuisine autour de notre nouveau budget.

Deuxième proposition : acheter l’électroménager ailleurs

Le concepteur m’a ensuite proposé de me transmettre les références de l’électroménager afin que nous puissions l’acheter nous-mêmes sur Internet.

Chez Cdiscount.
Ou ailleurs.

Cette solution pouvait effectivement faire baisser le devis SoCoo’c.
Mais elle ne réduisait pas nécessairement le coût réel de la cuisine : elle déplaçait simplement une partie des achats hors du contrat.

Nous devions alors comparer les prix, passer les commandes, organiser les livraisons et gérer séparément le service après-vente en cas de difficulté.

Et dans ce contexte précis, après toutes les concessions déjà réalisées, je ne le vivais plus comme une réflexion globale autour de mon projet.

Je le ressentais comme une nouvelle charge transférée de notre côté pour obtenir une baisse relativement limitée du devis.

Troisième proposition : traiter directement avec le poseur

C’est probablement la proposition qui m’a le plus déstabilisée.

Le concepteur m’a expliqué qu’il connaissait très bien le poseur et qu’il lui faisait entièrement confiance.
Puis il nous a proposé de traiter directement avec celui-ci afin de chercher à réduire le coût de la pose.

J’ai regardé mon homme.
Lui a immédiatement commencé à s’interroger.
Moi, il m’a fallu quelques secondes. J’avais reçu trop d’informations d’un coup.

Puis il m’a dit :
« Si quelque chose se passe mal, comment cela se passe-t-il ensuite ? »

Cette question m’a arrêtée net.

Je ne savais pas précisément ce que cette organisation changerait sur le plan contractuel. Je ne savais plus non plus qui interviendrait en cas de difficulté, quelles responsabilités incomberaient à chacun ni quelles garanties s’appliqueraient concrètement.

Peut-être ces questions auraient-elles pu recevoir des réponses rassurantes.
Mais, à ce moment précis, je ne me sentais plus suffisamment en confiance pour retenir cette solution.

Pour économiser quelques centaines d’euros, je ne voulais pas accepter une organisation dont je ne maîtrisais pas clairement les conséquences.

Je me suis alors posé une question très simple :
Pourquoi avais-je encore le sentiment que l’essentiel de l’adaptation est juste de différer le cout global ?

Depuis le début de ce troisième rendez-vous, toutes les propositions me semblaient suivre le même mouvement :

réduire les équipements,
reporter certains achats,
acheter une partie du matériel ailleurs,
modifier l’organisation prévue pour la pose.

À ce stade, je ne retrouvais plus l’accompagnement qui m’avait tant séduite lors des premiers rendez-vous.

Quand le sur-mesure rencontre la réalité d’une rénovation

SoCoo’c met en avant une conception adaptée au projet de chaque client.
Pourtant, lorsque notre budget a été bouleversé par les imprévus de notre rénovation, j’ai eu le sentiment que les possibilités d’adaptation devenaient beaucoup plus limitées.

J’avais l’impression que nous essayions encore et encore de faire entrer la première cuisine dans une enveloppe devenue trop petite.

Ce dont j’avais besoin, pourtant, c’était peut-être d’une nouvelle cuisine ?
Une cuisine repensée dès le départ autour de 8 000 euros.

Avec une implantation différente.
Des meubles plus larges.
Moins d’éléments.
D’autres priorités.

Pas nécessairement une version appauvrie du projet initial.

Dans une construction neuve, où les contraintes et le budget sont davantage stabilisés dès le départ, cette façon de travailler peut probablement convenir à de nombreux clients.

Dans une rénovation, les imprévus ne sont pas des exceptions.
Ils font partie du chantier.

Et c’est précisément dans ces moments-là que j’attendais un partenaire capable de reconstruire le projet avec moi.

Pas uniquement d’essayer d’adapter la première proposition.
Je suis alors passée d’un projet enthousiasmant à un projet devenu encombrant.

Le moment où je ne me suis plus sentie accompagnée

Avec le recul, je crois que ce ne sont ni les tiroirs, ni les 600 euros, ni même la discussion autour de la pose qui m’ont le plus blessée.

Ce qui m’a fait mal était plus subtil.
C’était le changement d’ambiance.

Lors des deux premiers rendez-vous, je me sentais considérée comme une cliente importante.
Mon projet semblait intéresser le concepteur.

Il cherchait.
Il proposait.
Il réfléchissait.

J’avais vraiment l’impression qu’il avait envie de construire cette cuisine avec moi.
Puis est arrivé le troisième rendez-vous.
Et progressivement, j’ai ressenti moins d’enthousiasme.

Moins de sourires.
Moins d’idées.
Moins d’élan.

Au début, je me suis dit que c’était normal.
Moi aussi, j’étais déçue.

Nous venions de perdre une partie de notre budget à cause de la tempête. Je pensais simplement que nous partagions la frustration de voir le projet compromis.

Avec le recul, j’ai surtout eu le sentiment que nous étions sortis du scénario initial.
J’étais arrivée une première fois avec un budget.
Une cuisine avait été conçue autour de cette enveloppe.
Du temps avait été consacré à ce projet.

Puis je suis revenue avec un budget inférieur.
Et je n’ai plus eu l’impression que nous cherchions à concevoir une nouvelle cuisine. J’avais plutôt l’impression que nous tentions de faire entrer coûte que coûte l’ancien projet dans le nouveau montant.

Ce n’est pas tout à fait la même démarche.

Concevoir dès le départ une cuisine à 8 000 euros ou transformer une cuisine à 10 000 euros en cuisine à 8 000 euros ne conduit pas nécessairement aux mêmes choix.

Je reste persuadée que si j’étais arrivée au premier rendez-vous avec cette enveloppe réduite, le concepteur aurait pu imaginer un très beau projet.

Peut-être avec moins d’éclairage.
Peut-être avec moins de meubles.
Peut-être avec une autre implantation.

Mais toute la réflexion aurait été construite autour de cette contrainte.

Au lieu de cela, j’ai eu le sentiment que l’essentiel de l’énergie avait été consacré à la première conception et qu’il devenait difficile de repartir d’une feuille blanche.

À ce moment-là, je me suis sentie seule.
Je faisais concession après concession.
Et, en face, je ne ressentais plus cette recherche commune de solutions qui m’avait donné envie de signer quelques semaines auparavant.

Puis une phrase est venue confirmer que nous n’envisagions plus le projet de la même manière.

D’après mon souvenir, le concepteur m’a suggéré de m’orienter éventuellement vers une cuisine en kit, en précisant qu’il en existait de très bonne qualité.
Cette proposition était peut-être pragmatique de son point de vue.
Mais moi, je l’ai reçue comme une porte qui se fermait.

Quelques semaines plus tôt, j’étais une cliente avec un beau projet et un budget qui semblait susciter de l’enthousiasme.

À cet instant, j’ai eu le sentiment d’être devenue la cliente compliquée, celle dont le projet ne correspondait plus à leur image.

Je suis repartie sans élever la voix.
Sans claquer la porte.
Mais intérieurement, quelque chose venait de se casser.

Je ne croyais plus seulement avoir perdu un cuisiniste.
Je commençais à croire que j’avais perdu ma cuisine.

Vue d'ensemble du projet cuisine SoCoo'c imaginé pour la rénovation d'une maison ancienne avec implantation en L, nombreux rangements et grand îlot central.

Le coup de téléphone qui a définitivement clôturé notre projet

Le lendemain, mon téléphone a sonné.
Lorsque j’ai vu apparaître le nom de SoCoo’c, j’ai cru que le concepteur avait trouvé une solution.

Pendant une fraction de seconde, tout est reparti.
Je me suis dit qu’il avait peut-être repris le dossier.
Qu’une nouvelle implantation lui était venue.
Qu’il allait me proposer de repartir de zéro.

J’avais tellement envie que ce soit cela.
Puis il m’a expliqué qu’il était désolé que notre projet n’ait pas pu aboutir.

J’ai compris qu’il ne m’appelait pas pour sauver notre cuisine.
Il m’appelait pour clôturer le dossier.

Au cours de cette conversation, il m’a rappelé le temps consacré à notre projet et m’a demandé si je pouvais, en contrepartie, lui laisser un avis Google positif afin de reconnaître son travail.

J’avoue être restée sans voix, encore une fois.

Je ne remettais pas en cause le travail réalisé lors des premiers rendez-vous. Il avait réellement cherché plusieurs implantations et certaines de ses idées étaient excellentes.
Mais je venais de repartir profondément déçue.

Je ne pouvais donc pas publier un avis positif qui aurait laissé penser que l’ensemble de mon expérience m’avait satisfaite.

Avec le recul, cet appel résume assez bien mon ressenti.
Depuis le début du troisième rendez-vous, j’avais l’impression que l’on attendait encore quelque chose de moi :

faire des concessions,
reporter des achats,
acheter ailleurs,
accepter une organisation différente,
puis laisser malgré tout un avis positif.

Je n’ai pas publié cet avis.

Non par vengeance.
Mais parce que je ne pouvais pas raconter une expérience différente de celle que je venais de vivre.

Je ne pouvais pas écrire que je m’étais sentie accompagnée jusqu’au bout alors que c’était précisément ce qui m’avait le plus manqué.

Pendant plusieurs semaines, j’ai cru que ma cuisine n’existait pas

Après ce rendez-vous, je n’ai plus regardé un seul plan pendant plusieurs semaines.
J’avais besoin de digérer.

Cette expérience m’avait fait plus de mal que je ne voulais bien l’admettre.
Progressivement, j’ai commencé à penser que le problème venait peut-être de moi.

Peut-être que j’en demandais trop.
Peut-être que notre cuisine était irréaliste.
Peut-être qu’avec un budget compris entre 8 000 et 9 000 euros, il fallait accepter une pièce beaucoup plus simple.

Une cuisine sans personnalité.
Une cuisine dans laquelle nous devrions renoncer à ce qui comptait vraiment.

J’ai donc mis le projet de côté.
Je me suis concentrée sur le reste de la maison :

les travaux dans les autres pièces,
les cartons qui n’étaient pas encore déballés,
les urgences qui continuaient de s’accumuler…

La cuisine attendrait.

Puis, un jour, j’ai repris mon téléphone.
Cette fois, j’ai rappelé AvivA.

Comment AvivA a redonné vie à mon projet cuisine

J’ai simplement expliqué que nous avions rencontré un gros imprévu dans la maison et que notre budget cuisine avait évolué.

Je m’attendais presque à revivre la même scène.

Et pourtant…
Dès les premières minutes, le discours a été différent.

On ne m’a pas expliqué pourquoi le projet ne pouvait plus fonctionner
On m’a répondu, en substance, que nous chercherions une solution pour en conserver l’esprit général.

Ce simple échange m’a redonné de l’énergie.

Nous avons repris le projet avec une approche différente.
Nous n’avons pas tout effacé, mais nous avons suffisamment reconsidéré la cuisine pour ne plus chercher uniquement à sauver le premier devis.

Nous avons supprimé les meubles hauts et leurs éclairages.
Nous les avons remplacés par une grande colonne – Aucune perte de rangement.
Nous avons sorti une partie de l’électroménager du devis. Mais cette fois, ce choix faisait partie de la nouvelle conception dès le départ. Il ne m’a pas été présenté comme une dernière solution pour faire artificiellement descendre le montant après avoir retiré une série d’éléments.

Et surtout…
À aucun moment je n’ai eu le sentiment que mon projet dérangeait.

J’avais retrouvé cette sensation que j’avais perdue :
quelqu’un cherchait des solutions avec moi.

Quelques semaines plus tard, je signais ma cuisine pour environ 8 600 euros.
Une cuisine qui respecte presque entièrement l’esprit du projet que j’avais imaginé des mois auparavant.

Une grande cuisine familiale.
Un immense îlot.
Une pièce pensée pour cuisiner, travailler, discuter, recevoir et vivre.

Bien sûr, certains détails ont changé.
Les bandeaux LED seront installés plus tard par nos soins.
Quelques équipements ont été achetés séparément durant les soldes.

Mais l’essentiel est là.
Et lorsque je compare aujourd’hui les deux projets, je souris.
Car contrairement à ce que j’avais fini par croire, notre cuisine était réalisable.

Il fallait simplement rencontrer un interlocuteur dont la méthode correspondait mieux à notre nouvelle situation.

Ma cuisine existe aujourd’hui.
Mais notre projet avec SoCoo’c, lui, s’est arrêté avant la signature.

Mon avis final sur SoCoo’c après cette expérience

Je sais que cet article ne fera pas plaisir à tout le monde.
Ce n’est pas son objectif.

Mon intention n’est pas d’affirmer que SoCoo’c fabrique de mauvaises cuisines.
Je ne peux pas juger la qualité de meubles que je n’ai finalement jamais eus chez moi.
Je ne prétends pas non plus que chaque magasin, chaque concepteur ou chaque client vivra la même expérience.

Je peux uniquement raconter la mienne.

Et dans mon cas, c’est l’accompagnement du projet lorsque notre budget a changé qui a profondément modifié mon avis.

Lors des premiers rendez-vous, j’ai trouvé la conception efficace.
Les questions étaient pertinentes.
Les implantations proposées étaient variées.

Le concepteur avait parfaitement compris notre manière de vivre et les contraintes de notre maison.

Tant que notre projet est resté dans l’enveloppe initiale, je me suis sentie écoutée et accompagnée.

C’est lorsque la réalité de notre rénovation a bouleversé le budget que notre collaboration a atteint ses limites.

Si ton projet est clairement défini, que ton budget est stable et que l’une des propositions correspond à tes attentes, ton expérience pourra évidemment être très différente de la mienne.

En revanche, si tu rénoves une maison ancienne, que ton chantier peut encore réserver des surprises et que tu cherches un cuisiniste capable de repenser profondément le projet en cours de route, mon expérience invite au moins à poser quelques questions avant de signer :

Que se passe-t-il si le budget évolue ?
Le projet peut-il être entièrement redessiné ?

Les économies proposées réduisent-elles réellement le coût total ou reportent-elles simplement certaines dépenses ?
Que comprend précisément la pose ?
Qui intervient en cas de problème ?
Quelles prestations et quelles garanties figurent dans le contrat final ?

Pour ma part, je ne choisirais pas ce magasin SoCoo’c pour poursuivre un projet comparable.
Car je n’ai plus retrouvé l’accompagnement dont j’avais besoin lorsque notre rénovation nous a obligés à changer les plans.

Et c’est probablement la principale leçon que je retiens de cette aventure.

Une rénovation ne suit jamais un scénario parfait.
Il y aura toujours une toiture à réparer.
Une installation électrique à revoir.
Une contrainte technique qui apparaît au dernier moment.
Un budget qui bouge.

Les imprévus ne sont pas des accidents dans une rénovation.
Ils font partie du chantier.

À mes yeux, un cuisiniste réellement adapté à ce type de projet ne se reconnaît donc pas seulement à sa capacité à ajuster la taille d’une crédence ou à déplacer un meuble sur un plan en trois dimensions.

Il se reconnaît aussi à sa capacité à reprendre la réflexion lorsque la vie décide, elle aussi, de changer les plans.

C’est précisément là que les chemins de SoCoo’c et de notre cuisine se sont séparés.

Le mien, heureusement, a continué.
Aujourd’hui, notre cuisine prend enfin vie.

Le problème n’était donc pas qu’elle était impossible à réaliser.
Nous avions simplement besoin d’une autre manière de l’accompagner.

🌿 La rénovation continue…

Ma cuisine AvivA est maintenant commandée.

Si tout se déroule comme prévu, je pourrai bientôt te partager la suite de cette aventure en images : la pose, les finitions et surtout les premiers vrais moments de vie dans cette cuisine tant attendue.

J’espère sincèrement que le prochain article sera, cette fois, celui d’un véritable coup de cœur.

Et toi, aurais-tu continué ce projet avec SoCoo’c ?
Vote juste en dessous et raconte-moi ton expérience en commentaire.

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2Commentaires
  • Chloé
    14 juillet 2026

    Ouch 😅
    Je vois très bien ce que tu veux dire. J’ai du revoir mon projet cuisine 10x avant qu’on se mette d’accord car aucune concession !

    Ce n’était pas so cook mais ils sont tous pareils finalement, tout dépend du vendeur. ça passe.. ou ça cassé 🤑

    • Mila
      14 juillet 2026

      Je crois qu’on est nombreuses à avoir vécu ça. 😅 Quand ça passe, c’est magique. Quand ça casse… on finit par écrire un article. 😂

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