Et si ralentir n’était pas une question de temps… mais de choix ?
Tu te lèves.
Tu prépares les enfants.
Tu réponds à 2 messages.
Tu travailles.
Tu penses au papier à signer, au rendez-vous à prendre, au cadeau d’anniversaire qu’il ne faut surtout pas oublier, au repas du soir, au linge…
Et à cette amie à qui tu dois répondre depuis 3 semaines.
Puis la journée se termine.
Encore.
Déjà.
Avec parfois cette drôle d’impression d’avoir fait énormément de choses… sans avoir vraiment vécu ce que tu avais envie de vivre.
Le problème n’est pas seulement que les femmes courent trop. C’est qu’à force de courir, certaines ne savent même plus très bien où elles voulaient aller.
Pourtant, tu n’es pas forcément malheureuse.
Tu aimes ta famille. Tu aimes peut-être ton travail.
Tu as des projets, une maison, des envies.
Une vie qui, vue de l’extérieur, fonctionne plutôt bien.
Alors pourquoi sommes-nous si nombreuses à terminer nos journées complètement vidées ?
Pourquoi avons-nous parfois l’impression d’être présentes partout… sauf dans notre propre existence ?
Et surtout : à quel moment avons-nous accepté que vivre normalement signifie vivre en permanence dans l’urgence ?
Une slow maman est une femme qui choisit de ne plus subir le rythme imposé. Elle ralentit pour reprendre la main sur son temps, son énergie et ses choix, sans chercher à devenir une mère parfaite.
Elle ne vit pas au ralenti. Elle choisit ce qui mérite encore son énergie.
Voilà.
Pas besoin d’un stage de méditation au Népal pour commencer.
Et surtout, pas besoin d’acheter un panier en osier.
Une slow maman n’est pas une publicité pour le lin beige
Parce que si Instagram avait raison, la slow maman porterait exclusivement du lin naturel.
Elle fabriquerait ses yaourts.
Elle ferait du yoga à 6h12 face au soleil levant.
Elle aurait un potager, des enfants pieds nus et une cuisine toujours rangée.
Et probablement une collection assez impressionnante de bocaux.
Personnellement, j’aurais déjà été recalée à l’entretien d’entrée.
Le problème n’est évidemment ni le yoga, ni les bocaux, ni les jolies maisons.
J’aime moi-même énormément les beaux intérieurs. Mais le slow n’est pas une esthétique.
Tu peux vivre dans une maison magnifique et courir après ta vie.
Tu peux habiter un appartement en ville, manger un plat préparé
et avoir parfaitement compris ce que ralentir signifie pour toi.
Le slow ne se mesure ni à ton compost, ni à ta lessive maison, ni au nombre d’objets responsables que tu possèdes.
Slow maman : non, ce n’est pas du zéro déchet ni une femme parfaite →
Avant d’être slow, nous sommes souvent des femmes hybrides
Pendant longtemps, j’ai beaucoup parlé de maman hybride.
Et je continue à aimer ce mot.
Parce qu’il décrit parfaitement ce que beaucoup d’entre nous sont devenues : mère, conjointe, salariée ou entrepreneure, amie, fille, parfois aidante…
Organisatrice familiale.
Chauffeur officiel.
Gestionnaire de projet domestique avec spécialisation en chaussettes disparues.
Nous vivons plusieurs vies en même temps.
Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, je n’ai aucun problème avec ça.
J’aime être mère. J’aime travailler.
J’aime créer. J’aime écrire.
J’aime avoir plusieurs facettes.
Le problème commence quand toutes ces facettes finissent par prendre tellement de place… qu’on ne distingue plus très bien la femme qui les porte.
À force d’être tout pour tout le monde, certaines femmes finissent par ne plus savoir qui elles sont pour elles-mêmes.
La charge mentale n’est pas seulement une montagne de choses à faire
On parle énormément de charge mentale.
À tel point que l’expression commence presque à devenir banale.
Pourtant, le problème reste énorme.
Parce que la charge mentale, ce n’est pas seulement faire. C’est penser.
Penser à ce qu’il faut acheter.
Anticiper ce qu’il faudra prévoir.
Réserver. Organiser. Se souvenir.
Prévoir demain.
Puis après-demain.
Puis mardi prochain.
Tu peux être assise devant une série et continuer à gérer mentalement la moitié du foyer.
Ton corps est posé.
Ton cerveau, lui, est toujours en réunion.
Une femme épuisée n’est pas une femme accomplie.
Et pourtant, nous avons tellement valorisé les femmes qui « tiennent ».
Celles qui pensent à tout, qui gèrent, qui trouvent toujours une solution.
Celles qu’on décrit comme des wonder women.
Personnellement, je préfère les femmes qui ont encore suffisamment d’énergie pour vivre une fois la journée terminée.
Si ton cerveau ressemble parfois à 42 onglets ouverts simultanément, j’ai développé des pistes très concrètes dans Slow maman : comment alléger ta charge mentale au quotidien .
Peut-être que tu n’as pas besoin d’un meilleur agenda
Quand on est débordée, on cherche des solutions.
Un agenda. Une application.
Une nouvelle routine.
Une méthode miracle.
Une organisation plus performante.
Et parfois, ça aide.
Mais parfois, je me demande surtout si nous ne cherchons pas à mieux gérer quelque chose qui est devenu complètement déraisonnable.
Parce qu’il y a une autre question : et si le problème n’était pas ton organisation ?
Et si le problème était tout ce que tu as accepté de porter ?
Au lieu de demander : « Comment réussir à tout faire ? »
Essaie parfois : « Qu’est-ce que je peux arrêter de faire ? » C’est beaucoup moins glamour qu’une nouvelle méthode de productivité, mais nettement plus efficace.
Une slow maman ne fait pas forcément moins. Elle choisit davantage.
C’est probablement la nuance la plus importante de toute cette page.
Ralentir ne signifie pas devenir molle.
Ni abandonner ses ambitions.
Ni travailler moins.
Ni renoncer à ses projets.
Tu peux avoir une carrière, créer une entreprise, avoir 2 enfants, faire du sport et adorer les villes qui bougent.
Et être profondément slow dans ta manière de choisir ta vie.
Parce qu’au fond, la question n’est pas : « Combien de choses fais-tu ? »
La vraie question est : « Combien de ces choses as-tu réellement choisies ? »
Une slow maman ne cherche pas à vivre plus lentement. Elle cherche à vivre moins en pilote automatique.
Choisir, ça veut parfois dire ajouter quelque chose qui nous fait du bien.
Mais ça veut aussi dire enlever.
Et cette deuxième partie est probablement celle qu’on nous apprend le moins.
Le slow par la soustraction : enlever avant d’ajouter.
Parce que le slow n’a aucun intérêt s’il devient une nouvelle routine supplémentaire à réussir. Parfois, la meilleure chose à mettre dans son agenda est précisément quelque chose qu’on vient d’en retirer. Découvrir le slow par la soustraction →
La slow maman n’est pas une nouvelle maman parfaite
Elle oublie des choses. Elle s’énerve.
Elle doute. Elle craque.
Elle commande parfois le dîner.
Elle remet un projet au lendemain.
Elle peut même avoir une semaine où absolument rien n’est slow.
Et c’est justement le point.
Je ne veux pas remplacer une injonction par une autre. Je ne veux surtout pas que « devenir slow » devienne le nouveau défi à réussir parfaitement.
Une slow maman ne cherche pas à tout réussir. Elle cherche à ne plus s’oublier.
Être slow, c’est aussi arrêter de passer après tout le monde
Il y a un truc que je trouve assez fascinant chez les mères.
Nous sommes très fortes pour repérer les besoins de tout le monde.
Un enfant fatigué ? On voit.
Un conjoint stressé ? On voit.
Une amie qui ne va pas bien ? On voit.
Nous-mêmes au bord de l’explosion ?
Étonnamment, là, notre radar devient beaucoup moins performant.
Slow maman : et si tu arrêtais enfin de passer après tout le monde ?
Penser à soi n’est pas un abandon de poste. Lire l’article →
Prendre sa place ne veut pas dire prendre toute la place.
Ça veut simplement dire arrêter d’être systématiquement la dernière personne prise en compte dans sa propre vie.
Et quand tu sens que tu es devenue figurante dans une existence que tu gères pourtant de A à Z, j’ai aussi écrit Reprends le premier rôle : charge mentale et colère .
Et si ralentir permettait aussi d’arrêter de simuler sa propre vie ?
Parce qu’on peut être très efficace.
Très organisée.
Très souriante.
Très « tout va bien ».
Et pourtant avoir cette sensation étrange : ce n’est plus vraiment moi.
On continue. On assure. On coche.
Et parfois, on finit même par jouer très correctement le rôle qu’on attendait de nous.
La slow maman, pour moi, commence aussi là.
Dans le moment où tu t’autorises à demander : « Est-ce que j’aime vraiment cette vie… ou est-ce que je suis devenue très douée pour la gérer ? »
C’est le sujet de Slow maman : pourquoi les femmes simulent leur vie ? .
Je n’ai pas choisi le slow parce que j’avais trouvé la recette du bonheur
Je l’ai choisi parce qu’à force de courir, je me suis rendu compte que je ne savais plus toujours très bien où j’allais.
J’avais des objectifs, des responsabilités, des projets, des obligations.
Je faisais. Je gérais. J’avançais.
Mais je ne prenais pas toujours le temps de demander : pourquoi ?
Aujourd’hui encore, quand je sens que je repars en pilote automatique, j’essaie de revenir à une question très simple :
Est-ce que ce choix me rapproche de la vie que j’ai envie de vivre ?
Ou est-ce qu’il m’en éloigne ?
La réponse n’est pas toujours agréable. Mais elle a le mérite d’être claire.
J’ai arrêté de vouloir tout faire. J’ai commencé à choisir ce qui méritait vraiment mon énergie.
C’est aussi l’histoire de Be by Maman : pourquoi j’ai choisi de ralentir pour exister . Parce que le blogzine est né exactement de cette envie-là.
La slow maman dérange un peu parce qu’elle commence à dire non
Nous vivons dans un monde qui adore le « plus ».
Plus vite. Plus loin.
Plus performant. Plus productif.
Plus organisé. Plus parfait.
Et la slow maman ose poser une question franchement peu rentable : pourquoi ?
Pourquoi toujours plus ?
Pourquoi toujours plus vite ?
Pourquoi cette obligation ? Cette attente ?
Pourquoi est-ce à moi de porter ça ?
Pourquoi ai-je accepté que ce soit normal ?
Une femme qui dit non dérange souvent davantage qu’une femme épuisée.
Et peut-être que le vrai pouvoir de la slow maman est simplement là.
Elle commence à comprendre que sa valeur ne dépend pas de tout ce qu’elle arrive à faire pour les autres.
Si tu veux prolonger exactement cette idée, je développe aussi pourquoi ralentir peut être une manière de mieux vivre , pas simplement de faire moins.
Et plus les années passent, plus je trouve cette liberté précieuse.
Peut-être parce qu’avec l’âge, on devient aussi moins disponible pour certaines absurdités.
Personnellement, je trouve ça plutôt sain.
J’en parle aussi dans Pourquoi être une maman quadra aujourd’hui, c’est une force et pas une crise .
Je ne vais surtout pas te donner 10 règles pour devenir une slow maman
Ce serait quand même magnifique.
Écrire pendant toute une page que le slow consiste à sortir des injonctions… puis terminer par :
« Voici les 10 obligations à respecter dès lundi matin. »
Non.
Je préfère quelques questions.
Quand as-tu pris une décision uniquement pour toi pour la dernière fois ?
Qu’est-ce qui te fait réellement du bien aujourd’hui ?
Qu’est-ce que tu continues à faire uniquement parce que « ça se fait » ?
Qu’est-ce qui prend énormément d’énergie pour finalement très peu de sens ?
Et surtout : est-ce que tu vis la vie que tu as choisie… ou est-ce que tu gères celle que tu as héritée ?
À lire aussi : si tu as envie de transformer ces questions en réflexion plus concrète, j’ai construit 10 étapes de coaching slow pour devenir la coach de ta propre vie .
Être une slow maman, c’est recommencer à habiter sa propre vie
Ce n’est pas une question de vitesse.
Ce n’est pas une question de décoration.
Ce n’est pas une question de perfection.
Ce n’est même pas forcément une question de faire moins.
C’est une question de conscience.
De choix. De liberté.
De place.
Ta place.
Être une slow maman, ce n’est pas simplement ralentir sa vie. C’est arrêter de vivre une vie écrite par quelqu’un d’autre.
Et c’est exactement ce que j’essaie de construire ici, sur Be by Maman.
Pas un manuel pour devenir une meilleure mère.
Encore moins une mère parfaite.
Un endroit où l’on peut parler maternité, travail, maison, beauté, couple, charge mentale ou fringues…
sans jamais oublier la femme au milieu.
Et toi : qu’est-ce que tu continuerais à faire si personne ne te demandait jamais de prouver que tu es une bonne mère ?
Ça t’a parlé ?
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Mila Clapelin
Salut, c'est Mila. Je suis une blogueuse slow, une maman quadra et une grande adepte du « good enough ». Ici, je te parle de vie de femme, de maison, de charge mentale, de décoration et de toutes ces petites choses qui nous aident à prendre un peu plus de place dans nos vies. Bienvenue dans mon univers. Fais infuser ton thé, installe-toi.
Marine Lalalande
14 juillet 2026J’aime beaucoup la philosophie mais pas simple à appliquer au quotidien pour ma part. Je ne dis pas que j’essaie pas mais c’est limite un combat du quotidien 😤
Mila
14 juillet 2026Je crois que c’est le combat de beaucoup de slow mamans. 😅 L’important, ce n’est pas d’être parfaite… c’est de continuer à essayer. 🤍
Cala St
31 mars 2026Très bel article et merci de démystifier la maman parfaite qui sait tout faire et qui est disponible 24H24. C’est pesant d’être sans cesse sollicitée pour tout et n’importe quoi, et n’importe quand. Je veux aussi tenter de lever le pied pour ne pas exploser. Et ce n’est pas simple, c’est un combat chaque jour. Mais j’avance… en espérant une jour me sentir plus légère.
Mila Clapelin
1 avril 2026Merci beaucoup pour tes mots… ils sont très justes. Et oui, ce n’est pas simple, c’est un vrai chemin au quotidien. Mais le fait que tu en aies conscience et que tu avances déjà, c’est énorme 💛