Ralentir pour mieux vivre : le choix d’une slow maman

ideko

Quand as-tu pris le temps de vivre quelque chose sans penser à ce qu’il fallait faire ensuite ?

Ralentir, c’est parfois le seul moyen d’aller plus loin.

Dans nos vies trop pleines, trop rapides, trop bruyantes, il y a un moment qu’on ne voit jamais venir.

Le moment où le petit dernier souffle ses dix bougies et où l’on se dit : « Déjà ? »

Le moment où l’on découvre un premier cheveu blanc devant le miroir sans trop comprendre quand il est arrivé.

Ou pire encore : le moment où l’on réalise que nos parents, que l’on croyait presque infaillibles, commencent doucement à décliner.

Ce moment-là, moi, il m’a giflée.
Pas comme un drame.
Comme un réveil.

Parce que j’ai soudain compris une chose : je ne voulais pas seulement vivre longtemps. Je voulais vivre pleinement.

Je ne voulais plus passer mon temps à courir après le temps.
Je voulais recommencer à l’habiter.

Alors j’ai choisi de ralentir.

Pas pour devenir une autre femme un peu feignante.
Pas pour vivre au ralenti en regardant les autres.
Pas non plus pour tout envoyer valser.

Juste pour redevenir moi.

Pour arrêter de collectionner les journées sans les regarder passer.
Pour retrouver ce rythme qui me ressemble.

Celui qui me permet d’être une femme, une maman, une épouse, une amie… sans me perdre derrière toutes ces casquettes.

Parce qu’au fond, ralentir n’est pas une question de vitesse.
C’est une question de présence.

Ralentir, c’est désapprendre à courir tout le temps

Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait remplir pour réussir.

Remplir les journées.
Remplir les week-ends.
Remplir les agendas.
Remplir les listes.
Remplir les objectifs.

Comme si une vie pleine était forcément une vie réussie.
J’essayais d’être partout.

Une maman présente.
Une professionnelle investie.
Une femme attentive.
Une épouse disponible.
Une fille attentionnée.

Et bien sûr, une femme qui prend soin d’elle.

Sauf qu’à force de vouloir tout faire, j’ai fini par comprendre quelque chose.
Quand tu fais tout à moitié, tu finis souvent par t’oublier en entier.

Alors j’ai commencé à lâcher.
Pas tout, rassure toi.

Juste ce qui n’avait plus vraiment de sens.

Ne rien faire le dimanche sans culpabiliser.
Ne pas prévoir systématiquement une sortie « utile » ou une activité « intelligente ».
Ne pas considérer comme du temps perdu ces moments où je regarde simplement mes enfants jouer.

Parce qu’en réalité, ce sont souvent ces instants-là que l’on garde en mémoire.

La société nous apprend à optimiser.
Le slow living m’a appris à savourer.

Et la différence est immense.

Ralentir, c’est se reconnecter à ce(ux) qui compte vraiment

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ralentir ne signifie pas s’isoler du monde.
Au contraire.

Cela signifie revenir à l’essentiel.

Aux personnes que l’on aime
Aux moments simples.
Aux conversations qui durent plus longtemps que prévu.
À ce dîner improvisé qui finit en fou rire.
À cette promenade sans destination.
À ce chocolat chaud partagé sur une terrasse.
À ce jeu de cartes lancé un soir d’été sans autre objectif que d’être ensemble.

Et puis il y a moi.
Moi aussi, j’ai commencé à redevenir une priorité.

Pas la priorité absolue.
Juste une priorité parmi les autres.

C’est aussi ça, être une maman hybride : cette femme aux mille vies en une seule. Celle qui jongle entre ses enfants, son travail, son couple, ses projets, ses envies et parfois même ses contradictions.

Pendant longtemps, j’ai essayé de tout faire tenir dans mes journées.
Aujourd’hui, j’essaie surtout de faire entrer davantage de vie dans mes journées.

J’ai appris à prendre du temps pour moi, même lorsqu’il est court.

Un soin rapide.
Une séance de sport à la maison.
Quelques pages d’un livre.
Dix minutes de calme.
Une balade seule.

Ce n’est pas spectaculaire.
Mais c’est précieux.

Et surtout, j’ai arrêté de faire deux choses à la fois dès que possible.
Parce que vivre en permanence en mode multitâche, c’est aussi vivre un peu en sourdine.

maman qui joue aux cartes avec son enfant dans une ambiance chaleureuse, moment de complicité et de bonheur simple
Prendre le temps de jouer avec ses enfants, c’est plus qu’un moment sympa. C’est un vrai choix de vie.
C’est décider de ralentir, de poser son téléphone, de dire stop à la to-do list… pour simplement être là.
Un jeu de cartes, deux sourires, zéro pression : parfois, le bonheur, c’est juste ça.
Et c’est aussi ça, être une maman hybride : savoir s’arrêter pour savourer.

Le slow living, c’est aussi fractionner les bonheurs

Pendant longtemps, j’ai attendu les vacances comme une délivrance.
Comme si le bonheur avait besoin d’une date précise dans le calendrier.

Aujourd’hui, j’essaie de faire autrement.
Je multiplie les petits plaisirs.

Les week-ends.
Les escapades.
Les moments de pause.
Les parenthèses.

Je fractionne les kiffs.
Parce que la vie ne devrait pas être une longue attente entre deux périodes de bonheur.
Elle devrait être composée d’une multitude de petits moments qui nous nourrissent tout au long de l’année.

C’est probablement l’un des plus beaux enseignements du slow living.
Ne plus remettre sa vie à plus tard.

Ralentir, c’est aussi oser changer de rythme

On croit souvent que ralentir signifie freiner.
Je crois que c’est faux.
Non, j’en suis sûre.

Parfois, ralentir signifie simplement regarder la route avant d’accélérer.
Cela demande même parfois beaucoup de courage.

J’ai pris des décisions qui bousculent,
des décisions personnelles,
des décisions professionnelles,
des décisions qui faisaient peur.

Mais j’ai compris que la lenteur n’était pas l’immobilité.
La lenteur, c’est la conscience.

C’est avancer parce qu’on l’a choisi.
Pas parce qu’on est poussée par l’habitude.

Parfois, ralentir conduit à déménager.
À lancer un projet.
À changer de travail.
À revoir ses priorités.

À dire non.
À dire oui.

À reprendre la main sur son quotidien.

Et puis il y a les jours où je suis fatiguée.
Vraiment fatiguée.

Alors je me repose.
Sans culpabiliser.

Et il y a les jours où je suis fatiguée mais où j’ai besoin de bouger malgré tout.
Parce que rester immobile me ferait plus de mal que de bien.

C’est ça, la vraie vie.
Ce n’est pas linéaire.
Ce n’est pas parfait.

C’est vivant..

Ralentir, c’est tout simplement choisir la vie

Aujourd’hui, je ne ralentis pas parce que je manque d’ambition.

Je ralentis parce que j’aime trop la vie pour la laisser défiler sans la regarder.
Je ralentis parce que je veux me souvenir de ces années.
Je ralentis parce que mes enfants grandissent.

Parce que mes parents vieillissent.
Parce que moi aussi, je change.

Je ralentis parce que le temps est probablement notre ressource la plus précieuse.

Le slow living n’est pas une destination.
C’est un rappel.

Le rappel que nous avons le droit de respirer.
Le rappel que nous avons le droit de profiter du voyage.
Le rappel que nous avons le droit de prendre un peu plus de place dans notre propre vie.

Alors oui, j’ai choisi de ralentir.
Pas pour vivre moins.
Pour vivre davantage.

Et toi, qu’est-ce que tu pourrais ralentir aujourd’hui pour profiter un peu plus de ce qui compte vraiment ?

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Mila Clapelin

Salut, c'est Mila. Je suis une blogueuse slow, une maman quadra et une grande adepte du « good enough ». Ici, je te parle de vie de femme, de maison, de charge mentale, de décoration et de toutes ces petites choses qui nous aident à prendre un peu plus de place dans nos vies. Bienvenue dans mon univers. Fais infuser ton thé, installe-toi.

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