Si tu croisais ta moi de 20 ans, tu lui ferais un câlin ou tu la secouerais un peu ?
À 20 ans, on a la dalle. Et après ?
À 20 ans, on veut faire grande, sans vieillir trop vite. On a « déjà » 20 ans, tu comprends. On pense avoir toute la vie pour bâtir quelque chose d’extraordinaire. Le couple, le boulot, la maison : on prépare son avenir comme un lancement d’entreprise. Avec un jean taille basse en guise de business plan.
Aujourd’hui, je suis une maman hybride. J’ai construit, changé d’avis, appris. Et si je pouvais glisser 7 conseils dans la poche de ce jean, je parlerais franchement. La fille que j’étais mérite mieux qu’une conférence sur la meilleure version d’elle-même.
Tu n’as pas besoin de plaire à tout le monde
Même le jour de ton anniversaireÀ 20 ans, je comptais les « joyeux anniversaire » reçus dans la journée. Un vrai relevé de popularité. Qui pensait à moi ? Qui avait oublié ? Les autres occupaient une place folle dans ma façon de m’évaluer.
20 ans plus tard, ce compteur m’indiffère. Tu peux être adorable, quelqu’un te trouvera quand même insupportable. Épargne-toi les heures supplémentaires : ta vie n’est pas un sondage de satisfaction.
Ton corps n’est pas un problème à corriger
Range le mètre, merciMes cuisses, mes joues, mon apparence… J’ai passé un temps fou à complexer. Je comparais les gabarits, avec une cible toujours plus petite. Les autres servaient de règle graduée pour décider si j’étais assez bien.
Aujourd’hui, je regarde mes photos et je me demande pourquoi j’ai autant emmerdé cette fille. Les compliments existaient ; mon miroir avait pourtant toujours le dernier mot. Je me compare beaucoup moins. La femme de 40 ans se réinvente, et franchement, quelle économie d’énergie !
Ne confonds pas réussite et spectacle
Construis pour toiÀ 20 ans, on a la dalle. On veut le couple exceptionnel, la réussite exemplaire, la maison que personne n’a. Même la maternité doit sortir du lot. Moi, je voulais davantage réussir pour les autres que pour moi.
Maintenant, j’aime me noyer dans ma normalité et faire mon petit truc. Être différente, c’est valorisé. Encore faut-il avoir envie d’en porter le poids chaque jour. Même côté carrière et réajustement, tu peux changer de cap sans organiser une cérémonie d’excuses.
Construis ton truc. Et arrête de regarder ailleurs.
L’amour ne doit jamais te nuire
Les cris ne sont pas une preuve de passionJ’ai connu une relation où l’on criait tout le temps. C’était toxique, et pourtant ce quotidien ne me semblait pas intenable. J’étais impulsive, intense. Aujourd’hui, recommencer ? Certainement pas.
Une dispute arrive. Vivre en hurlant, non merci. Tu n’as pas à faire le service après-vente permanent d’une relation qui t’abîme. Aimer quelqu’un ne t’oblige pas à tout encaisser.
Apprends à être seule et bien
Le vide entre 2 histoires n’est pas une panneJe détestais la solitude. Il fallait enchaîner les relations. Comme si rester seule allait révéler une anomalie dans mon dossier.
Aujourd’hui, même en couple, les respirations comptent énormément. Du calme, mon espace, mes envies : je les apprécie. Dans la vie de famille aussi, être ensemble ne veut pas dire être collés. Tu as le droit d’aimer les tiens et de savourer leur absence pendant 1 heure.
Tu ne seras jamais totalement prête
Garde ce qui pétilleLe bon job, le bon amour, le bon timing… À force d’attendre l’alignement parfait, tu peux finir par regarder ta vie depuis la salle d’attente.
Je dirais à ma version de 20 ans de garder son audace. Ses élans, sa folie, tout ce qui pétille. Fais tes choix sans demander systématiquement la permission. Et laisse certaines cases patienter : tu n’es pas en compétition avec le calendrier.
Construis aujourd’hui, mais vis déjà
Garde une place pour toiLe couple, le travail, les enfants, le cocon : poser ses bases fait du bien. Puis un jour, tu regardes ce que tu as construit et tu demandes : « C’est cool. Et moi, maintenant ? »
Une femme de 40 ans peut avoir soif de vivre enfin sa vie. Le bonheur au quotidien mérite mieux qu’un report après la prochaine lessive.
La quarantaine ? Pour moi, une libération
Je ne prétends pas avoir tout réglé. Je prends encore l’assiette ébréchée, je mange froid, je cours et je m’oublie. La définition de la slow maman me sert de boussole. Je dérape quand même.
Être une slow maman, c’est une direction. Certainement pas une ligne d’arrivée.
À ma moi de 20 ans, je dirais : garde ton audace, pense davantage à toi et n’aie pas peur de la quarantaine. Tu n’auras pas fini d’avoir envie. Heureusement.
Et toi, quel conseil glisserais-tu dans la poche de ton jean de l’époque ? Celui que tu aurais probablement ignoré, évidemment.
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Mila Clapelin
Salut, c'est Mila. Je suis une blogueuse slow, une maman quadra et une grande adepte du « good enough ». Ici, je te parle de vie de femme, de maison, de charge mentale, de décoration et de toutes ces petites choses qui nous aident à prendre un peu plus de place dans nos vies. Bienvenue dans mon univers. Fais infuser ton thé, installe-toi.