Maman hybride : Job de rêve VS Job réel

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Est-ce qu’une femme doit se sacrifier ?

Je ne le pense pas. Et je me bats tous les jours pour ça.

Quand travailler devient une passion (et parfois une culpabilité)

J’adore mon travail. Vraiment. Je pourrais faire une journée de 24h si mon corps me le permettait. Mais même si mon corps suivait, ma famille… non ! Parce que je ne suis pas qu’une “pro”. Je suis maman de deux enfants, femme de mon amoureux, fille, amie… Bref, j’ai mille casquettes. Et aucune n’a le droit de m’accaparer trop longtemps, même si moi j’aimerais bien parfois.

Car voilà : une vraie maman hybride, ça jongle sans cesse. On passe de la casquette pro à la casquette maman, puis à la casquette copine ou fille, et parfois tout ça en même temps. Pas de bouton “pause”, pas de mur qui sépare bien les rôles. Et crois-moi, quand on aime une casquette plus que les autres (moi c’est celle du travail), ça se complique.

Parce que oui, j’adore travailler. J’aime quand mes méninges sont stimulées, quand je me challenge, quand je deviens une solution. Pour moi, travailler, c’est presque un loisir. Le problème ? C’est qu’un loisir, ça ne culpabilise pas. Alors que moi, si.

Je culpabilise de vouloir bosser, même quand mes enfants réclament, même quand mon couple mérite un peu plus d’attention, même quand la lessive m’attend. Je culpabilise parce que j’ai parfois plus envie d’ouvrir mon ordi que de discuter à table. Parce que mon casque sur les oreilles est parfois plus attirant que le brouhaha familial.

Et pourtant… je n’ai pas l’impression de “fuir”. C’est juste que j’aime profondément mon travail.

Maman hybride, casquette sur casquette

Être une maman hybride, c’est accepter d’avoir mille étiquettes collées sur soi. Maman, femme, pro, fille, amie, sœur, voisine, organisatrice du quotidien, psy de service, intendante, amante… et la liste est encore longue.

Le plus dur ? C’est quand tu tiens fermement une casquette, que tu refuses de la lâcher, et qu’on t’en tend une autre. Moi, c’est constant avec mon job. J’ai envie de rester concentrée, de foncer sur mes projets, et on vient me rappeler :“Tu pourrais lancer une lessive, non ?

”“On mange quoi ce soir ?”

“Tu peux amener les enfants chez le médecin ?”

“Ah, il n’y a pas école demain, ça va aller ?”

Et moi je réponds quoi ? Oui, ça va aller. Parce que ça doit aller. Mais au fond, j’ai envie de dire : et moi ? Moi aussi je travaille !

Le télétravail rend tout ça encore plus flagrant. C’est tellement facile d’accumuler les casquettes à la maison. Le bureau n’est jamais très loin de la machine à laver, la réunion Zoom se cale entre un rendez-vous médical et une sortie d’école. On a l’impression que tout le monde s’imagine que tu “peux bien gérer deux trucs en plus”. Mais deux trucs en plus, plus deux autres, plus encore deux autres… ça fait beaucoup.

Parfois, mes enfants deviennent la sonnette de fin de journée. Parfois ça me fait du bien. Parfois… pas du tout. Parce que quand je suis lancée, c’est frustrant d’être interrompue. Mais ça, c’est la vie hybride.

Job de rêve VS job réel : trouver l’équilibre

On parle souvent du “job de rêve”. Celui qui te fait vibrer, qui donne du sens à tes journées, qui te pousse à te dépasser. Moi, j’ai la chance d’en avoir un. Je ne vais pas mentir : je ne suis pas du genre à envier ceux qui bossent juste pour payer les factures. Je ne rêve pas non plus d’un job en full présentiel, loin de mes enfants. Et je n’envie pas ceux qui se lèvent la boule au ventre.

Je connais ma chance. Mais cette chance, elle a un prix. Parce que le job de rêve et le job réel, ce n’est pas la même histoire.

Femme en télétravail portant trois casquettes empilées, symbolisant les multiples rôles d’une maman hybride entre travail, famille et vie personnelle.
Porter plusieurs casquettes, c’est notre quotidien. Maman, pro, compagne, fille, amie… la liste est longue. Et parfois, on empile tellement de rôles qu’on ne se rend même plus compte du poids qu’on porte sur la tête. Jusqu’à frôler le burn-out, ou au contraire faire l’autruche en se disant ‘ça ira’. Mais non, ça ne va pas toujours.
Le plus important, c’est d’identifier toutes ces casquettes pour mieux en parler autour de soi. Parce que partager la charge, ce n’est pas un luxe : c’est une nécessité. Être une maman hybride, ce n’est pas tout faire seule, c’est savoir poser une casquette de temps en temps. Et devine quoi ? Le monde continue de tourner.

Le job de rêve, c’est moi, concentrée, casque sur les oreilles, en mode “flow” pendant des heures, à résoudre des problèmes, à créer, à inventer. C’est moi qui adore ce que je fais, au point d’en oublier le temps.

Le job réel, c’est moi qui jongle avec la logistique familiale, qui cale une réunion pendant la sieste (croisant les doigts pour qu’elle dure), qui bosse avec des enfants qui tournent autour, qui fait semblant de sourire quand on me dit : “Mais t’étais à la maison toute la journée, t’as pas eu le temps de faire les courses ?”

Et au milieu, il y a l’équilibre. Celui que j’essaie d’atteindre chaque jour. Je ne veux pas me sacrifier. Je ne veux pas renoncer à mon job de rêve au nom de mon rôle de maman. Mais je ne veux pas non plus que mes enfants grandissent avec une maman absente… tout en étant physiquement là.

C’est là que ça devient un combat.

Est-ce qu’une femme doit se sacrifier ?

Non. Mille fois non.

On nous a trop longtemps vendu l’idée qu’une femme devait “choisir”. La carrière ou la famille. Le boulot ou les enfants. Le rêve ou le réel. Comme si un homme, lui, avait toujours le droit d’avoir les deux.

Moi, je refuse ce dilemme. Je refuse de me sacrifier. Parce que mon travail, ce n’est pas juste une source de revenu, c’est aussi une source d’équilibre personnel. Et une maman équilibrée, c’est une maman plus épanouie, donc une famille qui va mieux.

« Le problème, ce n’est pas que les femmes aient trop d’ambition. C’est qu’on leur demande toujours de réduire la voilure. » – Mila Clapelin

Alors oui, parfois je suis frustrée. Parfois je m’énerve. Parfois je suis de mauvaise humeur parce que je n’ai pas eu ma dose de travail. Mais je préfère ça à la résignation. Je préfère batailler pour mes heures de boulot que renoncer à ce qui me fait vibrer.

Être une maman hybride, c’est accepter que ce ne soit jamais parfait. C’est accepter qu’on ne coche jamais toutes les cases, qu’il y aura toujours un domaine où on se sent “trop peu”. Mais c’est aussi choisir de se battre pour garder sa place, dans son couple, dans sa famille, dans sa vie… et dans son job.

Allume ton PC et fais de ton mieux

Je n’ai pas toutes les réponses. Parfois je me sens injustement légitimée. Parfois je me demande pourquoi je dois “demander la permission” de travailler. Parfois j’ai l’impression que mon travail est vu comme secondaire, parce que je le fais à la maison.

Mais au fond, je sais une chose : j’ai de la chance d’aimer ce que je fais. Et même si je dois jongler, même si ce n’est pas parfait, je préfère ça à tout autre scénario.

Alors aujourd’hui, j’allume mon PC et je fais de mon mieux. C’est déjà pas mal.

Et toi, dis-moi : tu es plutôt team job de rêve ou job réel ?

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