Notre amour est devenu platonique ?
L’autre soir, j’étais épuisée. Vraiment épuisée.
Le genre de fatigue où ton corps dit stop avant même que ta tête n’ait le temps de négocier.
Je me glisse dans le lit, prête à dormir en trente secondes chrono. Mon homme s’approche. Je lui dis simplement :
“Désolée, je suis KO.”
Et là, la phrase tombe :
Notre amour est devenu un amour platonique ?
Sur le moment, j’ai été sidérée. Pas parce que la question est tabou. Mais parce que d’un coup, j’ai ressenti ce truc que beaucoup de femmes connaissent trop bien : la culpabilité.
Comme si je devais me justifier.
Comme si le désir était devenu… une responsabilité féminine.
Et je me suis dit : attends 1 minute. On va en parler, de ce sujet brulant…
Les femmes n’ont pas “moins de libido”, elles ont juste plus de contexte
Je suis tombée récemment sur une vidéo de Michel Cymes qui remet bien les pendules à l’heure. Contrairement à ce qu’on entend encore souvent, les femmes n’ont pas une libido plus faible par nature.
Le désir ne fonctionne pas comme un bouton ON/OFF. C’est quelque chose de beaucoup plus subtil. Il dépend de plusieurs choses à la fois : les hormones, l’état psychologique, la qualité de la relation… et surtout le contexte.
Et sur ce point, les femmes sont particulièrement sensibles.
Quand la fatigue est là.
Quand la tête est pleine.
Quand la journée a ressemblé à un marathon logistique.
Le désir ne disparaît pas parce que tu n’aimes plus ton homme.
Il disparaît parce qu’il n’a tout simplement plus de place pour exister.
Michel Cymes résume ça avec une phrase que j’ai trouvée très juste :
Si votre partenaire a moins de désir, ce n’est pas forcément qu’elle n’aime pas ça. Peut-être qu’elle est juste épuisée.
La charge mentale : ce tue-le-désir dont on parle trop peu
La charge mentale, ce n’est pas seulement faire des choses.
C’est penser à tout, tout le temps.
Tu penses à : l’école, aux devoirs, aux rendez-vous, aux courses, aux papiers administratifs, aux anniversaires, aux messages à envoyer, à la lessive, au repas du soir.
Bref, ton cerveau est devenu un serveur informatique familial qui tourne 24h/24.
Et le soir, quand enfin tout le monde est couché, certaines femmes entendent :
Tu n’as plus envie de moi ?
La vérité est souvent beaucoup plus simple – trop simple apparemment :
Je n’ai plus d’énergie pour personne. Même pas pour moi. Est ce que tu peux seulement le comprendre ? Ou c’est juste moi le problème ?
Et c’est là que la culpabilité commence à s’installer.
Parce qu’en plus d’être fatiguée, tu te demandes si tu n’es pas en train de “mal faire ton couple”.
Quand le couple parle 2 langues différentes
Dans beaucoup de couples, le sexe devient un baromètre. Un signe que tout va bien.
Beaucoup d’hommes associent le désir à l’amour. Donc quand la sexualité se fait plus rare, l’inquiétude arrive vite : “Est-ce qu’elle me désire encore ?”
Mais pour beaucoup de femmes, le désir fonctionne autrement.
Il apparaît quand il y a de la légèreté.
Quand il y a de la complicité.
Quand le cerveau peut arrêter de gérer pendant un moment.
Et c’est là que les incompréhensions commencent.
Lui voit un manque de désir.
Toi, tu ressens surtout un trop-plein de charge.
2 lectures différentes… pour 1 même situation.
La vraie question à se poser dans un couple
Dans sa vidéo, Michel Cymes termine avec une question toute simple. Une question que j’aimerais entendre plus souvent dans le couple :
Qu’est-ce que je fais, moi, pour que le désir puisse exister ?
Pas pour le forcer.
Pas pour le réclamer.
Mais pour créer l’espace.
Parce que le désir ne pousse pas dans un terrain saturé de fatigue et de responsabilités. Il a besoin d’air.
Parfois, ça veut dire partager davantage la charge mentale.
Parfois, ça veut dire retrouver des moments de couple sans logistique, sans enfants, sans planning.
Le désir ne se programme pas.
Mais il respire beaucoup mieux quand la vie arrête de ressembler à une to-do list géante.
Conclusion — Non, tu n’es pas “le problème”
Si tu te reconnais dans cet article, j’ai envie de te dire une chose très simple : tu n’es pas cassée.
Tu n’es pas un problème.
Tu n’es pas devenue froide.
Tu n’es pas une femme “sans libido”.
Tu es peut-être juste une femme qui porte beaucoup.
Une femme fatiguée.
Une femme qui pense à tout.
Et dans un couple, la solution ne peut pas reposer sur une seule personne.
Alors au lieu de faire peser une culpabilité de plus sur tes épaules, poses peut-être avec ton homme la vraie question :
Comment on fait, ensemble, pour que le désir ait encore de la place dans nos vies ?
Parce qu’entre nous, ce n’est pas l’amour qui disparaît le plus souvent.
C’est l’énergie.
Et toi, est-ce que tu as déjà ressenti que la fatigue et la charge mentale prenaient toute la place… au point d’étouffer le désir dans ton couple ? Raconte-moi en commentaire, on est nombreuses à vivre ça — et parfois, ça fait du bien de ne plus se sentir seule.
Laisser un commentaire