Et si ce qui a le plus changé ma vie de maman était aussi ce qui inquiète tout le monde ?
Étant l’assistante personnelle ultra-polyvalente de toute ma famille (même les jours fériés), j’ai accueilli une nouvelle recrue dans le foyer : l’intelligence artificielle.
Son poste ? Assistante de l’assistante. Oui, il fallait bien ça.
Toujours prête à m’aider à rédiger un mail à 22 h, à retrouver le titre d’une chanson qui m’avait fait du bien ou à résoudre cette question existentielle : qu’est-ce qu’on mange ce soir ?
Elle ne prend pas de vacances, ne soupire pas devant mes demandes et, surtout, ne me répond jamais : « Mais fallait me le dire ! »
Alors que je commençais justement à envisager mon quiet quitting à la maison, voilà que je découvre une manière de déléguer sans avoir à négocier pendant 3 semaines.
Et le plus étonnant, c’est que cette nouvelle habitude familiale colle parfaitement à ma philosophie slow.
Voici donc mes 5 grands MERCI à l’IA. Parce que, mine de rien, elle m’a déjà sauvé quelques soirées.
Mon commis de cuisine
Ou comment sauver le dîner avec 3 ingrédients et beaucoup d’espoirJ’adore faire ça le soir : j’ouvre mes placards, mon frigo… et l’IA !
Je lui fais l’inventaire de ce que j’ai, de ce que je n’ai pas et surtout de ce qui doit être consommé rapidement. Parce que cette courgette qui commence à faire grise mine, il serait peut-être temps de lui trouver une utilité.
Et hop ! Madame IA me propose une liste de recettes faciles, rapides et parfois franchement inattendues.
Parce que oui, j’ai mes recettes plaisir. Celles que je prépare les yeux fermés en faisant réciter une poésie, celles où mon plus jeune peut participer, celles qui sauvent les soirs de grande fatigue. Et puis il y a ces moments où je n’ai simplement plus la force d’inventer. Ni l’envie de servir des pâtes pour la 3e fois de la semaine.
Alors je demande : « J’ai 2 courgettes, des œufs, un reste de riz et 20 minutes devant moi. Tu me proposes quoi ? »
Et soudain, mes fonds de placards retrouvent un avenir !
C’est d’ailleurs devenu mon petit rituel slow food de fin de semaine : utiliser ce qu’il reste plutôt que courir acheter ce qui manque.
Moins de gaspillage, moins de courses inutiles et davantage de variété dans les assiettes. Pour une fois, toute la famille y gagne.
Et pour les semaines qui s’annoncent particulièrement chargées, je peux même lui demander de m’aider à organiser un batch cooking facile, sans transformer mon dimanche en marathon culinaire.
Bon, l’IA ne coupe toujours pas les légumes et ne débarrasse pas la table. Mais elle m’évite cette fameuse question qui revient 365 jours par an : « On mange quoi ce soir ? »
Rien que pour ça, elle mérite presque un tablier à son nom.
Ma secrétaire personnelle
Même quand l’administration française décide de parler une autre langueJe n’ai pas exactement la phobie administrative. Disons simplement qu’un formulaire en 5 étapes, rédigé dans le dialecte officiel de l’administration française, suffit parfois à me donner envie de changer de nationalité.
Pourquoi faire simple quand on peut écrire 3 paragraphes pour expliquer où cocher une case ?
Avant, je soupirais devant mon écran. Aujourd’hui, je copie-colle les passages que je ne comprends pas et je demande à l’IA de me traduire tout ça en français compréhensible.
Elle m’explique ce qu’on me demande, dans quel ordre avancer et comment remplir les différentes étapes. Un véritable guide disponible même à 23 h, quand les administrations ont depuis longtemps baissé le rideau.
Moi qui faisais toujours mes impôts le dernier jour, je réussis désormais presque à les faire en avance. Presque. N’exagérons rien, je tiens à conserver une part de suspense dans ma vie.
Et puis il y a les mails. Ceux qu’on n’a pas envie d’écrire, ceux qui demandent un minimum de diplomatie alors qu’on a surtout envie de répondre en 3 mots.
Je lui donne le contexte, le ton souhaité et les informations essentielles. Elle me propose une réponse, je la personnalise et je l’envoie.
En espérant, évidemment, ne pas me faire griller.
J’ai déjà assez de choses à penser. Si l’IA peut m’éviter de chercher mes mots à 22 h, je prends !
Ma personal shopper
Enfin, surtout quand il faut trouver des cadeaux aux autresTrouver un cadeau, normalement, j’adore ça. Mais tu connais forcément cette personne pour qui tu n’as jamais aucune idée ? Celle qui possède déjà tout, ne veut rien et semble avoir été inventée spécialement pour compliquer Noël.
Avant, je passais des heures à naviguer entre 15 boutiques en ligne pour finir par acheter un cadeau un peu banal, faute de mieux.
Maintenant, je décris la personne à l’IA : son âge, ses passions, son style, mon budget et même les boutiques dans lesquelles j’aime faire mes achats. Et elle me propose une sélection d’idées auxquelles je n’aurais pas forcément pensé.
Au moins, je ne pars plus d’une page blanche. Et ça fonctionne aussi pour moi !
Besoin d’un nouveau téléphone ? Je lui donne mes critères : budget, mémoire, appareil photo, autonomie, couleur… et je la laisse comparer les possibilités.
Parce qu’entre nous, j’aime bien la technologie. Mais passer 2 heures à comparer des fiches techniques pour savoir si un smartphone mérite mes 200 €, beaucoup moins.
Je veux une présélection pertinente, pas un doctorat en téléphonie mobile.
Allez, au boulot Madame IA. Moi, j’ai des coquillettes à faire cuire !
Mon agent de voyage
Et ça marche même pour une simple sortie du dimanche !« On pourrait faire quelque chose ce week-end ! » Très bonne idée. Mais quoi ? Où ? À quelle heure ? Et avec quel budget ?
Parce que dans une famille, il suffit parfois de proposer une sortie pour déclencher une réunion de crise. L’un veut bouger, l’autre préfère rester tranquille, les enfants n’ont pas les mêmes envies et la météo décide généralement de participer au débat.
Alors je donne à l’IA nos contraintes : une zone géographique, un budget, l’âge des enfants, les envies de chacun et le temps dont nous disposons.
Elle me propose plusieurs idées de sorties ou de loisirs, parfois dans des endroits auxquels je n’aurais même pas pensé. Il ne reste plus qu’à choisir et à se mettre d’accord.
Mais là, même l’IA ne peut plus rien pour nous.
Ce que j’apprécie, c’est de pouvoir improviser davantage. Moins de recherches interminables, plus de temps pour profiter. Finalement, c’est aussi ça, le slow living en famille : ne pas passer tout son temps libre à organiser son temps libre.
Et si le secret était de faire moins ? Pas forcément de tout faire mieux.
On cherche souvent à mieux s’organiser, alors que parfois, il suffirait de retirer quelques obligations de notre quotidien. C’est tout l’esprit du slow par la soustraction : faire moins pour mieux vivre . Une philosophie qui mérite franchement qu’on lui fasse une petite place.
Ma décoratrice d’intérieur
Ou comment faire comprendre mes idées à mon hommeJ’adore la décoration. Ce n’est pas exactement un secret quand on se promène dans les rubriques de mon blog. J’aime imaginer, associer les couleurs, déplacer virtuellement les meubles et transformer une pièce avant même d’avoir acheté le premier pot de peinture.
Le problème, c’est que mes idées sont parfois beaucoup plus claires dans ma tête que sur le papier.
Et là, entre en scène mon cher et tendre.
Je lui présente mon dernier croquis, réalisé avec beaucoup d’enthousiasme et un talent artistique que je considère personnellement comme sous-estimé.
Il regarde. Il penche la tête. Il regarde encore.
« Mais… c’est quelle pièce ? »
Pardon ? Tu ne reconnais même pas notre salon ?
Heureusement, désormais, j’ai une traductrice personnelle : l’IA.
De mon idée un peu floue… à un projet qui prend forme !
Je prends une photo de la pièce, j’explique les changements que j’imagine, les couleurs que je veux essayer et les meubles que j’aimerais déplacer.
Et l’IA me propose une visualisation réaliste de mon projet.
Soudain, mon homme comprend parfaitement ce que j’avais en tête. Comme quoi, mon croquis n’était peut-être pas si mauvais !
Mais le plus drôle arrive ensuite.
Parce qu’une fois le projet validé visuellement, je demande à l’IA comment réaliser les travaux, quelles sont les étapes et quel matériel pourrait être nécessaire.
Et là, je vois le sourire de mon homme retomber légèrement. Il avait déjà préparé ses outils.
Mais bon, l’important, c’est le résultat, non ?
Et puis il y a tous ces petits services… qui ont fini par devenir indispensables
Parce que l’IA ne s’arrête pas à ces 5 grandes missions. Chez nous, elle a déjà résolu quelques problèmes existentiels de la plus haute importance.
Comme tirer au sort celui qui devra mettre la table. Parce que visiblement, quand la décision vient d’une IA, elle semble beaucoup moins contestable que lorsqu’elle vient de maman.
Elle peut aussi nous trouver un repas complet à préparer en 15 minutes, proposer une liste de films correspondant aux goûts de chacun ou nous aider à retrouver cette chanson dont je ne connais plus ni le titre ni les paroles.
Juste une mélodie approximative, 2 souvenirs et beaucoup d’espoir.
Et puis, il y a tous ces petits moments où l’on se dit : « Tiens, et si on demandait à l’IA ? » Sans vraiment réfléchir. Un réflexe qui s’est installé progressivement dans notre quotidien.
Et c’est peut-être ça, finalement, le plus étonnant : l’IA n’est plus seulement mon assistante personnelle. Elle est devenue un outil que toute la famille utilise.
L’IA ne fait pas tourner ma maison à ma place. Mais elle m’évite parfois de devoir réinventer la roue entre 2 lessives.
Slow maman et IA : le duo improbable qui fonctionne
Une slow maman qui utilise quotidiennement l’IA ? Dit comme ça, on pourrait croire que j’ai raté un chapitre du slow living.
Mais depuis quand ralentir signifie-t-il forcément tout faire à l’ancienne ?
Je n’ai aucune envie de passer 45 minutes à chercher une recette quand je pourrais utiliser ce temps pour discuter avec mes enfants. Ni de consacrer ma soirée à décrypter un document administratif alors que j’aurais préféré ouvrir un livre.
Pour moi, l’IA n’est pas une nouvelle obligation à intégrer dans une journée déjà bien remplie. C’est un outil qui m’aide justement à en retirer quelques-unes.
Et quand on est une maman active, on sait à quel point ces petites minutes récupérées peuvent compter.
Je ne prétends pas qu’elle va résoudre toute notre charge mentale. Elle ne remplacera pas une véritable répartition des responsabilités dans le couple.
Mais si elle peut m’éviter quelques recherches, quelques prises de tête et quelques soirées à courir après le temps, pourquoi m’en priver ?
Et surtout, si le temps gagné sert uniquement à ajouter 15 nouvelles tâches à mon planning, nous n’avons absolument rien compris au principe.
Et si on arrêtait de vouloir tout optimiser ? Même notre façon de ralentir.
Retrouver du temps pour soi ne devrait pas devenir une nouvelle compétition. Dans Coach de vie pour femme : 10 étapes de coaching slow , on apprend justement à remettre ses propres envies au centre du quotidien. Sans chercher à devenir la version parfaite de soi-même.
L’IA me facilite la vie. Et je n’ai pas honte de le dire !
Je sais que l’IA fait peur. Et particulièrement en ce moment, alors qu’elle progresse à une vitesse parfois difficile à suivre.
On parle d’emplois menacés, de contenus fabriqués de toutes pièces et d’un avenir où l’on ne saura peut-être plus très bien distinguer le vrai du faux. Ces inquiétudes, je les comprends.
Et je serais bien incapable de dire à quoi ressemblera notre quotidien dans 5 ou 10 ans.
Peut-être que je regretterai un jour d’avoir confié autant de petites tâches à une IA. Peut-être qu’elle finira par faire tellement de choses à notre place qu’on se demandera ce qu’il nous reste à faire.
Mais aujourd’hui, je ne peux pas nier ce qu’elle m’apporte.
Ma vie de famille a changé depuis que nous l’utilisons quotidiennement. Pas de manière spectaculaire : ma maison ne se range toujours pas toute seule et les enfants continuent de négocier l’heure du coucher.
Mais les petites recherches, les idées qui manquent et les décisions qui traînent trouvent beaucoup plus facilement une solution.
Et je refuse de considérer qu’utiliser l’IA serait incompatible avec une vie plus simple, plus humaine ou plus consciente.
Je n’ai pas demandé à l’IA de vivre ma vie à ma place. Juste de me laisser un peu plus de temps pour la vivre.
À lire aussi : Et si, après 40 ans, on osait enfin faire les choses autrement ? Je t’en parle dans Pourquoi être une maman quadra aujourd’hui, c’est une force et pas une crise ?
L’assistante de l’assistante ? Elle a déjà pris du galon !
Au départ, je voyais surtout l’IA comme un petit coup de main quand je manquais de temps, d’idées ou de patience.
Aujourd’hui, elle fait partie de nos habitudes familiales. Elle m’aide à cuisiner avec 3 fois rien, à comprendre les subtilités de l’administration française, à organiser nos sorties et même à convaincre mon homme que mon dernier projet déco mérite qu’on s’y intéresse.
Alors oui, l’IA est devenue bien plus que l’assistante de l’assistante. Et je me demande sincèrement comment je ferais sans elle.
Bon, si elle pouvait maintenant apprendre à vider le lave-vaisselle sans qu’on le lui demande, je crois que je lui offrirais une promotion.
Et toi, l’IA fait déjà partie de ton quotidien ou tu préfères encore la regarder de loin ?
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Mila Clapelin
Salut, c'est Mila. Je suis une blogueuse slow, une maman quadra et une grande adepte du « good enough ». Ici, je te parle de vie de femme, de maison, de charge mentale, de décoration et de toutes ces petites choses qui nous aident à prendre un peu plus de place dans nos vies. Bienvenue dans mon univers. Fais infuser ton thé, installe-toi.