Quand ma fille porte mes vêtements de lycée : la boucle est bouclée !

ideko

Je pensais avoir encore un peu de temps devant moi. Visiblement, quelqu’un à la maison avait un autre calendrier…

Mon vieux Petit Bateaua repris le chemin de l’école

Quand je vois ma fille partir au collège avec l’un de mes vieux tee-shirts et un jean large, je souris. Ce haut-là, je l’ai porté au lycée. Il a connu mes journées de cours, mes copines, mon look hippie en Kickers. Et maintenant, il repart à l’école sur le dos de mon bébé. Enfin… de mon bébé qui commence sérieusement à prendre de la place dans mon dressing.

Je pensais qu’un jour, ce genre de scène me ferait prendre un coup de vieux. Mais la première chose qui m’est venue, ce sont les souvenirs. Puis une petite fierté assez rigolote : ma fille trouve mes vêtements de lycée suffisamment cool pour les porter aujourd’hui. La boucle est bouclée. Telle mère, telle fille !

Bon, pour les jeans, il va encore falloir patienter. Et ça m’arrange : j’en porte toujours certains.

Pattes d’eph, Petit Bateau et Kickers :mon uniforme de lycéenne

Au lycée, ma base, c’était le confort. Un jean pattes d’eph, un haut uni Petit Bateau, des Kickers : voilà. Un petit esprit hippie, et surtout une tenue dans laquelle je me sentais bien.

Dans mon groupe de copines, on avait toutes ce tronc commun. Chacune composait son look à sa manière, mais on reconnaissait clairement la bande. C’était presque un uniforme, sauf qu’on l’avait choisi nous-mêmes. On identifiait assez vite quelqu’un à son style, et aujourd’hui, je n’ai pas l’impression que ça ait beaucoup changé.

On pourrait croire que chaque génération réinvente tout. Puis sa propre fille arrive avec son jean large et notre vieux tee-shirt, et on se dit que finalement, on se rejoint sur pas mal de choses. Nous n’étions pas à l’école en même temps, mais côté dressing, on aurait eu de quoi discuter.

Ma fille valide mon look de lycée.
Il fallait simplement attendre la génération suivante.

Dans mon dressing,elle a découvert quelques petits bijoux

Ces tee-shirts, je ne les avais pas gardés dans une boîte à souvenirs. Ils étaient encore dans mon dressing, parce que je les portais moins, mais que ça pouvait toujours m’arriver. Et puis, oui, pouvoir encore rentrer dans mes affaires de lycée, ça me fait plaisir. Je ne vais pas faire semblant du contraire.

Ils ont aussi une valeur affective. Ils me rappellent de bons moments, et moi, je garde ce qui me rappelle de bons moments. Certains sont légèrement usés. Pour ma fille, ce n’est même pas un défaut : cet esprit vintage participe à son look. Mes vieux Petit Bateau ont donc encore de beaux jours devant eux.

Mila devant son dressing

Son petit shopping se fait dans ma chambre

Un jour, pendant que je rangeais la maison, j’ai vu que la porte de ma chambre était ouverte. Je me suis approchée : elle fouillait dans mes placards, avec une pile qui commençait à se former à côté d’elle. Elle était ravie d’avoir trouvé plein de trucs.

Moi aussi, ça m’a fait rire. Je suis quand même repassée derrière pour vérifier qu’il n’y avait pas, dans son butin, les affaires que je portais beaucoup en ce moment. La complicité, oui. Me retrouver sans mes vêtements préférés le lendemain matin, on va en discuter.

Depuis les premiers tee-shirts, elle a compris qu’il y avait quelques petits bijoux à dénicher. Alors elle revient. Parfois, elle me demande mon avis sur un nouveau look. Parfois, elle fait son shopping, disparaît dans sa chambre et organise ses essayages tranquillement, porte fermée. Ensuite, elle me dit ce qu’elle garde ou pas. Le magasin est à domicile, mais la cabine d’essayage reste privée.

Nos histoires de copinesse ressemblent étrangement

Elle aime que je lui raconte mes histoires de lycéenne. Elle veut savoir ce que je portais, à quoi ressemblait mon look, comment on s’habillait entre copines. Elle, elle est encore au collège : elle a donc un petit cran d’avance sur moi pour adopter ces vêtements. Ils sont un peu grands, mais franchement, il ne manque plus grand-chose.

L’autre jour, quand je suis allée la chercher au collège, elle m’a raconté qu’elle et sa meilleure amie étaient habillées pareil : même veste, même pantalon, même pull. Ça m’a fait sourire. Je pense qu’elle avait en tête ce que je lui avais raconté de notre bande et de notre uniforme de lycée.

Ce que je trouve délicieux, c’est que cette recherche de complicité ne va pas que dans un sens. Je lui raconte mes souvenirs, et elle vient à son tour me montrer ce qui nous ressemble. Je ne suis pas seule à faire le lien entre nos 2 époques. Elle aussi le cherche.

By Mila

Mes années lycée ont aussi leur place par ici

Avec By Mila, je retourne souvent dans mes souvenirs. Certaines de ces histoires de lycée, je les raconte aussi sur le blog. J’espère qu’un jour, quand ma fille les lira, elles la feront sourire. Peut-être avec l’un de mes vieux tee-shirts sur le dos.

Retrouver mes histoires dans By Mila →

Look confortable avec jean et baskets jaunes Une femme compose sa tenue devant son dressing

Je pensais prendre un coup de vieux.Finalement, je souris.

Sur le papier, ça aurait pu me faire flipper. Si ma fille porte mes vêtements d’école, c’est que moi, j’en suis vraiment loin, de l’école. Quand on pense à la peur de vieillir, on pense aux premières rides, à sa routine beauté qu’on adapte à 40 ans. On pense moins à son ado qui récupère ses vêtements de lycée. Pourtant, le petit coup de vieux pourrait très bien se pointer au détour d’un dressing, sans même passer devant le miroir.

Mais non. Je ne le vis pas comme un signal de retraite anticipée. Quand je la vois avec mes affaires, les images de mes années lycée reviennent, et j’aime ce mélange entre mes souvenirs et sa vie à elle. Ce tee-shirt a fait un bout de chemin avec moi. Maintenant, elle le porte à sa façon.

Je vois simplement mon bébé devenir une femme. Un peu vite, oui. Mais au moins, elle est bien habillée. Et je trouve assez réjouissant qu’elle ait envie de piocher dans mon style, tout en construisant le sien.

Mes vêtements sont devenus vintage.
Moi, je les porte encore.

Elle ferme sa porte,et notre complicité reste là

Quand elle était petite, on était très fusionnelles. C’était ma petite poupée à moi. Aujourd’hui, elle se détache, elle cherche sa personnalité, elle compose ses looks et fait ses essais sans forcément me demander mon avis. Et pourtant, elle revient fouiller dans mes placards, me raconter sa journée, me montrer ses trouvailles.

C’est ça qui m’émeut le plus. Notre relation se modifie, mais le lien reste fort. La voir grandir ne veut pas dire que quelque chose va se casser entre nous. Elle peut avoir envie de fermer la porte de sa chambre et, juste avant, avoir choisi de porter un vêtement qui m’a accompagnée pendant des années.

Notre lien peut se transformer,
mais certainement pas s’éteindre.

Ça ne veut pas dire que tout mon dressing est à céder. Il y a des affaires que je porte toujours et que je veux garder. Les lui prêter ponctuellement ne me dérange pas, mais il va falloir instaurer quelques règles pour qu’on puisse toutes les 2 retrouver ce qu’on veut mettre.

Son papa, lui, a déjà du mal à distinguer ses affaires des miennes quand il plie le linge propre. Nous, on reconnaît tout au premier coup d’œil. Forcément, c’est plus facile. Pour l’instant, elle récupère surtout les hauts. Dans 2 ans, si les pantalons suivent, je sens que le rangement du linge va devenir une activité pleine de surprises.

Et d’ici là, mon propre style aura peut-être changé. Si elle a envie de porter mes jeans larges, je crois que ça me fera surtout plaisir. Avec une petite vérification de la pile avant son départ, quand même.

Le survivant du dressing

Et si mon slim était enfin à l’abri ?

Le slim, elle affirme qu’elle ne veut jamais en porter. Voilà donc peut-être le dernier survivant de mon dressing face à mon ado. Je pourrais presque le remercier pour services rendus.

Peut-on encore porter un slim à 40 ans sans être démodée ? →

En attendant, les vêtements que ni l’une ni l’autre ne mettra, on les vend ensemble sur Vinted. Avant de vendre une pièce, je lui demande toujours son avis. Au cas où. Ce serait dommage de faire partir une future pépite de son dressing sans lui laisser une chance.

Une femme profite d’un moment de bonheur simple

Telle mère, telle fille…chacune à sa façon

Je ne sais pas si elle aime surtout le look de ces vieux tee-shirts, le fait qu’ils soient à portée de main ou les histoires qu’ils portent avec eux. Peut-être un peu de tout ça. Ce que je sais, c’est que la voir fouiller dans mon dressing me fait vraiment sourire.

Elle trouve sa propre personnalité, et moi, je découvre une nouvelle façon d’être sa maman. On partage des vêtements, des histoires de copines, des avis sur une tenue. Elle grandit, elle prend son indépendance, et notre complicité trouve d’autres occasions de se glisser dans le quotidien.

La boucle est bouclée, oui. Mais elle n’a pas besoin de devenir ma copie pour que ça me touche. Qu’elle fasse sa vie avec ses idées, ses goûts et, de temps en temps, mon vieux Petit Bateau, ça me va très bien.

Et puis, entre nous : maman good enough un jour, maman good enough toujours ! Même quand il faut négocier pour récupérer ses propres fringues.

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