La maman du fond de la classe : comment assumer de ne pas être dans une association de parents d’élèves

ideko

Et si être une bonne maman, c’était aussi savoir rester au fond de la classe sans culpabiliser ?

Quand j’étais jeune, j’étais déjà abonnée aux places du fond de la classe. J’aimais observer, rire discrètement, laisser les premiers rangs aux volontaires.

En devenant maman, je pensais que ça changerait. Raté. Chaque rentrée, je retrouve ma place au fond, à regarder les autres lever la main.
Sauf qu’aujourd’hui, les volontaires ont des enfants. Et des flyers.

Septembre · La rentrée

Le défilé des flyerset de la culpabilité

Tous les ans, c’est le même rituel. Après les fournitures et les horaires de cantine, place aux associations de parents d’élèves. On te tend un flyer rempli de mamans lumineuses. Quelques papas apparaissent parfois, mais sur la photo de famille de l’engagement scolaire, ils sont encore largement minoritaires.

On te raconte les projets réussis, les sorties, les souvenirs. Les mamans se connaissent, se tutoient, rient entre elles. La good vibes a visiblement son propre bureau à l’école.

Et moi, je souris depuis mon coin. Pourquoi je ne rejoins pas la bande ?
Longtemps, cette question m’a laissé un petit goût de culpabilité.

J’ai même pensé proposer mes compétences en graphisme pour sauver ces flyers de leur manque d’originalité. Une bonne action, en somme. Puis j’ai compris que je pouvais admirer leur enthousiasme sans signer pour 12 mois de réunions.

Aujourd’hui, la maman good enough que je suis devenue regarde toujours les flyers. Mais elle a rangé la culpabilité avec les cahiers de vacances.

On peut applaudir les volontaires.Sans lever la main.

Maman détendue, tasse good enough à la main, chez elle

Pendant l’année · Les réunions

Merci pour le zoo.Pour le comité, je passe.

Je ne vais pas jouer les ingrates. Sans ce petit groupe de parents, il n’y aurait peut-être pas eu cette sortie au zoo l’an dernier. Je n’en sais rien. Mais je vois très bien tout ce que leur engagement rend possible.

Alors oui, je suis sincèrement reconnaissante. Ces mamans, et ces quelques papas, donnent des idées, du temps et souvent leurs week-ends.

Mais les réunions en fin de journée, les samedis consacrés aux préparatifs, les débats pour désigner le responsable des gobelets ? Très peu pour moi. Ma charge mentale n’a pas besoin d’une carte de membre.

Et je ne vais pas brandir mon agenda pour me justifier. Je pourrais avoir 2 heures parfaitement libres et décider de ne rien organiser. Ne pas avoir envie est une raison suffisante.

Mon temps libre n’est pasune permanence à pourvoir.

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Pendant l’année · Les sorties scolaires

Je travaille à la maison.Pas en vacances.

Ma fille m’a demandé plusieurs fois d’accompagner une sortie scolaire. Dans sa tête, c’est logique : puisque je suis à la maison, je suis disponible. C’est bien connu, une maman en télétravail attend toute la journée qu’on lui confie 25 enfants !

Dans les faits, se libérer 1 journée n’a rien d’évident.
Mais je dois aussi être honnête avec elle. Et avec moi-même : même si je pouvais, je n’irais probablement pas.

Compter les têtes, retrouver les gourdes, répéter les consignes et passer des heures avec les mamans ultra-investies ? Je passe. Pas par snobisme. Par peur de contagion !

Pas envie d’attraper cette étrange fièvre qui consiste à croire qu’une bonne mère doit en faire toujours plus. Certaines y trouvent leur bonheur, et tant mieux. Moi, j’essaie de ralentir pour mieux vivre.

Je n’ai pas besoin d’être partoutpour être là où ça compte.

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Juin · La fête de l’école

Elles tiennent les stands.Moi, je joue.

Et puis arrive la fête de l’école. Stands montés, jeux préparés, gâteaux alignés. Il y a celles qui encaissent, celles qui expliquent les règles et celles qui retrouvent miraculeusement le rouleau de scotch disparu.

À chaque fête, je prends le temps de les remercier. Vraiment. Leur énergie crée de la cohésion, des souvenirs et des moments que les enfants attendent avec impatience.

Gâteaux colorés préparés pour une fête d’école

Mais moi, je préfère faire les jeux avec mes enfants ! Les voir hésiter, recommencer, rire. Je n’ai pas envie de distribuer les tickets pendant que la fête se passe de l’autre côté du stand.

Ce n’est pas la meilleure façon d’être maman. C’est la mienne.
Et pour une fois qu’on me propose de jouer, je ne vais pas réclamer une réunion préparatoire.

Le mot de la fin

Toujours au fond.Enfin à ma place.

Peut-être qu’elle existe, cette maman qui travaille jusqu’à 18 h, organise la kermesse, supervise les devoirs, prépare un dîner maison, raconte une histoire et trouve encore le temps de se faire un soin du visage.

Peut-être. Mais je ne veux pas la connaître. Elle risquerait de me donner des idées.

Je veux être présente pour mes enfants sans être disponible pour tout le monde. Garder de la place pour ma vie de femme, mes envies, mon joyeux bazar. Je n’ai rien contre celles qui s’engagent. Je suis simplement bien à ma place.

Les coquillettes seront encore trop cuites.Mais qu’est-ce qu’on aura bien rigolé !

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Mila Clapelin

Salut, c'est Mila. Je suis une blogueuse slow, une maman quadra et une grande adepte du « good enough ». Ici, je te parle de vie de femme, de maison, de charge mentale, de décoration et de toutes ces petites choses qui nous aident à prendre un peu plus de place dans nos vies. Bienvenue dans mon univers. Fais infuser ton thé, installe-toi.

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