Et si le vrai problème de la rentrée n’était pas tout ce que tu as à faire ?
Septembre a toujours eu un petit goût de janvier. Nouveau cartable, nouvel agenda, nouvelles résolutions et cette étrange conviction que, cette fois, nous allons réussir à tout gérer…
Et si notre meilleure résolution de rentrée était justement d’arrêter d’essayer ?
Et si cette rentrée, alléger sa charge mentale devenait enfin la priorité ?
J’ai toujours aimé septembre.
Il y a quelque chose de grisant dans cette période où tout recommence. Les enfants reprennent le chemin de l’école, les agendas se remplissent, le rythme du travail revient et, même à 40 ans passés, j’ai toujours cette petite impression qu’une nouvelle année commence.
Avec elle arrive généralement une furieuse envie de renouveau.
Cette année, je vais mieux m’organiser. Reprendre le sport. Anticiper les repas. Ranger régulièrement la maison. Être plus disponible pour les enfants. Prendre du temps pour mon couple. Voir davantage mes copines. Avancer sur mes projets. Et puis penser un peu à moi aussi, parce qu’on nous répète suffisamment que c’est important.
Très bien.
Mais à quel moment exactement suis-je censée faire tout ça ?
Parce que derrière l’excitation de la rentrée se cache vite notre vieille copine : la charge mentale.
Et si, cette année, nous profitions vraiment de septembre pour changer quelque chose ?
Pas pour devenir plus performantes, plus organisées ou encore meilleures dans notre rôle de maman quadra. Mais pour nous demander comment nous pourrions vivre cette nouvelle année avec un peu moins de pression.
Comment alléger sa charge mentale sans transformer cet objectif en une nouvelle mission à réussir ? Comment se renouveler sans encore en faire plus ?
Peut-être qu’avant de chercher de nouvelles solutions, il faudrait commencer par regarder ce qu’on essaie déjà de faire rentrer dans nos journées.
Septembre, c’est un peu janvier avec encore du bronzage : on repart pleine de bonnes résolutions, persuadée que cette fois, on va vraiment s’y tenir.
Septembre, ou l’art de remplir une vie déjà bien pleine
Le problème avec la rentrée, c’est qu’elle nous donne une énergie folle.
Mais qu’on l’utilise immédiatement pour… nous rajouter des trucs.
On inscrit les enfants aux activités. On reprend les rendez-vous repoussés pendant l’été. On réorganise les horaires. On remplit le frigo. On achète les dernières fournitures. On reprend le boulot à pleine vitesse.
Et au milieu de tout ça, nous décidons généralement que c’est aussi le moment idéal pour reprendre le sport, mieux manger et remettre de l’ordre dans la maison.
Logique.
Notre agenda déborde déjà, mais nous sommes persuadées qu’1 nouveau planner, 3 surligneurs pastels et 1 application de listes vont régler le problème.
J’exagère à peine…
Parce que je le fais aussi.
J’adore cette sensation de septembre où je regarde les mois à venir en me disant : cette fois, je vais être organisée.
Sauf qu’une vie pleine reste une vie pleine, même avec un très joli agenda à motifs fleurs.
Et c’est peut-être le premier truc à accepter si nous voulons réellement alléger notre charge mentale cette année : avant de chercher comment mieux tout gérer, il faudrait peut-être nous demander pourquoi nous essayons encore de tout gérer.
Parce que notre problème n’est peut-être pas un manque d’organisation.
Et ça, c’est nettement plus dérangeant.


Et si notre problème n’était pas l’organisation ?
Beaucoup trop longtemps, j’ai cru qu’une femme débordée avait surtout besoin de mieux s’organiser.
Une liste pour les courses. Une autre pour le travail. Un calendrier familial. Des menus prévus à l’avance. Des rappels sur le téléphone. Et pourquoi pas une petite routine du dimanche soir pour organiser tout le reste ?
Tout ça peut aider.
Mais soyons sérieuses : on peut ranger parfaitement 47 choses dans une journée, ça reste 47 choses à faire.
À force de chercher comment optimiser notre quotidien, on finit parfois par éviter la vraie question : est-ce que tout ce que nous faisons est vraiment nécessaire ?
Parce qu’il y a ce que nous devons faire.
Et puis il y a l’immense territoire du « il faudrait ».
Il faudrait plus cuisiner maison.
Faire plus de sport.
Être plus disponible pour sa famille.
Entretenir mieux son couple.
Voir plus ses amis.
Être plus efficace au travail.
Avoir une maison à peu plus près présentable.
…
Et, surtout, ne pas oublier de prendre plus du temps pour soi.
Magnifique.
Même la détente a fini par devenir une tâche à accomplir.
Alors peut-être que notre charge mentale ne vient pas uniquement de notre difficulté à tout organiser.
Peut-être qu’elle vient aussi de tout ce que nous avons fini par croire que nous devions réussir à faire.
Et là, forcément, ça change un peu le diagnostic…
Maman hybride, oui. Wonder Woman, non.
C’est justement de ce constat qu’est née, chez moi, l’idée de la maman hybride.
Parce que je refuse de choisir.
Je peux et je veux être maman et aimer travailler.
Avoir des projets et avoir envie de m’occuper de ma famille.
Être sérieuse à 10 heures, complètement futile à 15 heures.
Et décider que ma priorité absolue à 20 heures sera de m’écrouler sur le canapé.
Nous sommes plusieurs femmes à la fois.
Et je trouve ça plutôt génial.
Le problème, c’est qu’à force de nous répéter que nous pouvons tout être, nous avons parfois entendu autre chose :
Qu’il fallait être tout, tout le temps.
Bonne mère. Bonne aimante (et bonne amante). Bonne professionnelle. Bonne amie. Femme épanouie, indépendante, disponible, cultivée, en forme et, si possible, avec des légumes frais dans le réfrigérateur.
Non.
Être une maman hybride ne signifie pas réussir brillamment toutes les facettes de sa vie en même temps.
Et c’est peut-être là que nous devons nous bousculer un peu : nous avons gagné le droit de tout faire. À quel moment avons-nous décidé que cela signifiait devoir tout réussir ?
Certains jours, le travail prendra plus de place.
D’autres, ce seront les enfants.
Parfois, ce sera moi.
Et parfois aussi, soyons honnêtes, personne ne donnera vraiment le meilleur de lui-même.
Ça s’appelle probablement juste la vraie vie.
Passer en mode slow : faire moins, mais surtout choisir mieux
C’est là que ma vision de la slow maman a commencé à prendre tout son sens.
Et non, je ne vais pas te proposer de te lever à 5 h 30 pour méditer avant de préparer ton granola maison.
Rien que d’y penser, je suis fatiguée.
Pour moi, vivre plus slow ne consiste pas forcément à ralentir tout le temps. Nos vies de mamans quadras ne vont pas miraculeusement se vider parce qu’on a décidé de respirer davantage.
Le slow, c’est surtout reprendre le choix de ce qui mérite notre énergie.
Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi cette année ?
Qu’est-ce que je continue à faire uniquement par habitude, sans envie ?
Qu’est-ce que je pourrais simplifier ?
Déléguer ?
Reporter ?
Et — question beaucoup plus difficile — à quoi pourrais-je simplement renoncer ?
Parce que le renouveau que nous cherchons chaque septembre ne consiste peut-être pas à ajouter une nouvelle habitude à notre vie.
Il peut aussi commencer par enlever.
Une obligation devenue inutile.
Une exigence qu’on s’impose toute seule.
Une activité de trop.
Une maison qu’on accepte de laisser un peu moins impeccable.
Un « oui » qu’on transforme enfin en « non ».
C’est beaucoup moins spectaculaire qu’une nouvelle routine miracle.
Et je n’en suis pas désolé…
Mais étrangement, ça libère beaucoup plus de place.
La slow attitude, ce n’est donc pas abandonner nos ambitions ou juste vivre au ralenti.
C’est aussi et surtout arrêter de distribuer notre énergie comme si elle était illimitée.
Et une fois qu’on a décidé ce qui mérite vraiment cette énergie, il reste encore une question particulièrement délicate : à quel niveau faut-il faire tout le reste ?
C’est précisément là que le good enough entre en scène.
Le good enough : et si « assez bien » était déjà très bien ?
Voilà probablement la partie la plus difficile.
Je ne te le cache pas…
Nous avons choisi ce qui compte vraiment. Nous avons accepté que notre énergie ne soit pas illimitée. Maintenant, il va falloir apprendre à ne pas faire parfaitement tout le reste.
Bienvenue dans le good enough.
Littéralement : suffisamment bien.
Le dîner peut être simple ce soir.
La maison impec peut attendre demain.
Ce dossier professionnel peut être très bien sans que je passe encore 2 heures à déplacer une virgule.
Les enfants peuvent survivre à une semaine sans activité extraordinaire organisée par leur mère.
Et moi, je peux regarder tout ça sans avoir l’impression d’avoir échoué quelque part.
Parce que good enough ne veut pas dire médiocre.
Ça veut dire que je choisis où placer mon exigence.
Il y aura toujours des choses pour lesquelles j’aurai envie de donner énormément. Un projet qui me passionne, un moment important avec mes enfants, quelque chose qui compte vraiment pour moi.
Très bien.
Mais tout ne peut pas être prioritaire.
Sinon, plus rien ne l’est.
Alors cette année, j’ai envie de me poser une question beaucoup plus souvent :
Est-ce que faire mieux changera réellement quelque chose ?
Si la réponse est oui, j’y vais.
Si la réponse est non… good enough.
Et je garde cette énergie pour quelque chose — ou quelqu’un — qui la mérite davantage.
Finalement, alléger sa charge mentale, ce n’est peut-être pas devenir la reine de l’organisation.
C’est accepter que certaines choses soient simplement assez bien.
Et continuer sa journée.
Je voulais devenir une femme parfaitement organisée. Puis j’ai réalisé qu’il fallait aussi trouver le temps de le devenir.
Be by Maman : moins de perfection, un peu plus de nous
C’est aussi pour ça que Be by Maman a changé avec moi.
Je n’ai pas envie d’en faire un énième endroit où l’on explique aux femmes comment mieux gérer leur maison, leur travail, leurs enfants, leur couple, leur corps, leur dressing et leur temps libre.
Nous avons déjà suffisamment de personnes « parfaites » pour nous expliquer tout ce que nous pourrions améliorer.
Ici, j’ai plutôt envie que nous nous demandions ce qui mérite vraiment de l’être.
Be by Maman, c’est le blogzine de cette maman quadra débordée, hybride et imparfaite, qui aime ses différentes vies mais n’a plus très envie de s’épuiser à les réussir toutes en même temps.
On y parle famille, boulot, couple, mode, maison, voyages… de toutes ces choses qui nous aide à prendre un petit peu plus de place dans nos vies de femme.
Avec une idée derrière tout ça : prendre ce qui nous fait du bien, laisser tomber quelques injonctions au passage et avancer avec un peu plus de slow et beaucoup de good enough.
Alors cette rentrée, ne cherche peut-être pas à devenir une nouvelle femme.
Commence par laisser un peu plus de place à celle que tu es déjà.
Et parce que certaines réflexions se racontent encore mieux à voix haute, tu peux aussi retrouver mes Chroniques Slow Maman en podcast.
Écouter les Chroniques Slow MamanEt toi, pour cette rentrée : tu es plutôt « nouvelle organisation, nouvelle moi » ou « cette année, ce sera good enough » ? Raconte-moi en commentaire.
Mila Clapelin
Salut, c'est Mila. Je suis une blogueuse slow, une maman quadra et une grande adepte du « good enough ». Ici, je te parle de vie de femme, de maison, de charge mentale, de décoration et de toutes ces petites choses qui nous aident à prendre un peu plus de place dans nos vies. Bienvenue dans mon univers. Fais infuser ton thé, installe-toi.